Portrait

Amine Fassi Fihri, DG de Indatacore : féru de technologies

Les nouvelles technologies ont pris d’assaut les banques marocaines, qui, depuis plusieurs années, ne cessent d’investir pour digitaliser leur process, afin de répondre plus efficacement aux attentes des clients, qui sont devenus plus exigeants. Cette tendance a permis l’émergence d’un nouveau marché dominé par les fintechs et autres startups technologiques, proposant toutes sortes de solutions innovantes aux banques. Ayant flairé les immenses opportunités de ce nouveau marché, Amine Fassi Fihri décide de rentrer au Maroc après des études universitaires en France et sept ans d’expérience professionnelle passés au sein de grands groupes télécoms de l’Hexagone. « Après 7 ans d’expérience dans les télécoms à Paris au sein de Bouygues Télécoms et SFR en tant que chef de projet, puis responsable de programmes de déploiement d’infrastructure, j’ai décidé de tenter l’aventure au Maroc et revenir près de ma famille. De retour au Maroc, j’ai décidé de me lancer dans cette nouvelle aventure, d’entreprendre et de participer à la digitalisation de mon pays », raconte le jeune entrepreneur. Il cofonde donc en 2017 Indatacore, une startup spécialisée en data sciences, en big data et en digital banking. La boîte a déjà développé une plateforme multicanale destinée à la population bancarisée et non bancarisée. « C’est une plateforme de cartes prépayées qui est une sorte de porte-monnaie qu’on appelle wallet », explique le jeune patron, ajoutant que cette carte fait office de compte bancaire classique permettant au détenteur d’effectuer toute sorte d’opérations bancaires.


Un « wallet » à la portée de tous

Avec la carte développée par Indatacore, on peut ainsi faire des transferts d’argent, des paiements de factures et bien d’autres. La startup vise ainsi les banques, qui devraient se bousculer au portillon pour avoir cette solution innovante. Le produit est fin prêt et sa commercialisation devrait commencer dans les tous prochains mois. « Personnellement, je suis un grand consommateur de services digitaux. Par exemple, pour le domaine bancaire, j’utilise depuis plus d’une dizaine d’années une banque 100% en ligne . Je suis pour la digitalisation à outrance et je veux participer à la digitalisation du Maroc. Mon rêve est de ne plus me déplacer à la banque, à la poste, à la mairie ou la préfecture… et que tous ces services soient digitalisés », confie Amine Fassi Fihri. Aujourd’hui, son ambition est de faire grandir Indatacore, de continuer à développer ses produits en vue de s’imposer dans l’écosystème du Digital Banking et de la Data Science. « Nous prévoyons d’attaquer le marché africain dans lequel les opportunités sont nombreuses d’ici 1 à 2 ans », précise celui qui est décrit comme quelqu’un de zen et posé. « Mais quand il faut frapper du poing sur la table, je le fais et les gens s’en rappellent en général. Je suis rigide sur les horaires. L’heure c’est l’heure, avant l’heure, ce n’est pas l’heure et après l’heure, ce n’est plus l’heure. C’est une rigueur que je m’impose pour respecter mes objectifs et mes engagements », ajoute le natif de Casablanca. Amine Fassi Fihri est né à Casablanca le 6 novembre 1985. « 10 ans jour pour jour après la Marche verte », aime-t-il souvent insister.

Une enfance paisible

« Durant mon enfance, je passais toutes mes journées de vacances au club de la Banque populaire au CIL puis le COC Tennis. Je faisais beaucoup de sport, du basket, du tennis, du foot, de la natation, et du karaté. J’ai débuté ma scolarité à l’école La Résidence à Casablanca. J’ai enchaîné avec le collège à l’école Al Jabr, puis j’ai intégré le système français au collège Anatole France », se rappelle-t-il. En 2003, il décroche son BAC scientifique au lycée Lyautey. Après l’obtention du BAC, il s’envole pour la France pour les études universitaires. « J’ai décidé de quitter ma famille pour poursuivre mes études d’ingénieur en réseaux et télécoms en France à Polytech’ Nice Sophia Antipolis », précise amine Fassi Fihri à ce sujet. Il décroche donc son diplôme d’ingénieur en 2009. Fraîchement diplômé, il intègre le marché du travail. D’abord, il intègre Bouygues Télécoms à Paris et y travaille pendant 3 ans, en tant que chef de projet puis responsable de programmes de déploiement d’infrastructure, avant de quitter et de rejoindre le concurrent SFR. Il y reste pendant quatre ans, et démissionne. « J’ai décidé de faire un break d’une année et de voyager à travers le monde avant de tenter l’aventure au Maroc et revenir près de ma famille. De retour au Maroc, j’ai décidé de me lancer dans cette nouvelle aventure, d’entreprendre et de participer à la digitalisation de mon pays », assure-t-il, avec fierté. Un rêve qui est devenu réalité avec Indatacore, qui sans doute participera activement à cette phase de digitalisation en cours grâce à ses produits innovants.

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