Industrie pharmaceutique

Bon démarrage pour l’indien Cipla au Maroc

Pour son premier exercice plein, Cipla Maroc le nouveau-né de l’industrie pharmaceutique marocaine s’en sort plutôt bien. En effet, le premier laboratoire marocain affilié à un industriel indien a dégagé son premier bénéfice au titre de l’exercice fiscal 2016/2017 (clos le 31 mars). Une performance certes encore limitée (à un peu moins qu’un million de DH), mais cela relève de l’exploit sachant que la maison-mère basée à Mumbai n’a lancé la construction de son usine marocaine qu’en fin 2015, et que les coûts de démarrage d’une telle unité ayant nécessité un investissement de près de 150 millions de DH ne sont pas négligeables.


Avec la finalisation en cours des tests de fabrication des MDI (aérosols et inhalers) liés aux infections respiratoires et aux troubles neurologiques, CIPLA Maroc devra enregistrer une montée en puissance dès l’année en cours avec un chiffre d’affaires anticipé à plus de 50 millions de DH. Elle aura surtout à son actif la réalisation d’une première pour l’industrie pharmaceutique marocaine qui ne produit pas encore ce genre de médicaments.

Rappelons que Cipla Maroc compte dans son tour de table deux minoritaires marocains (avec 20% du capital chacun) au côté de Cipla UK (filiale britannique du groupe éponyme) qui en contrôle 60%. Il s’agit de Cooper Pharma (un des majors du secteur au Maroc avec un chiffre d’affaires qui tutoie la barre de 1,5 milliard de DH) et de Pharmaceutical Institute (PHI), un laboratoire de taille moyenne qui opère sur le marché des médicaments sous licence notamment en partenariat avec le britannique GlaxoSmithKline (GSK). Quant au groupe Cipla, qui fait partie des 20 premiers génériqueurs au monde avec un chiffre d’affaires consolidé 2017 de plus de 2,2 milliards de dollars (plus de 20 milliards de DH), il consolide avec sa nouvelle filiale marocaine son dispositif industriel en Afrique qui est déjà très fortement déployé en Afrique du Sud et en Ouganda et dans une moindre mesure en Tanzanie, au Nigeria, au Kenya, ou encore en Algérie où il a lancé une joint-venture avec le groupe local Biopharm presque concomitamment à son implantation au Maroc avec une enveloppe d’investissement quasi-identique.


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