Santé

Emirates Hospitals Group lorgne le secteur de la santé au Maroc

Le secteur marocain de la santé attire de plus en plus de groupes étrangers désireux de profiter du vent de libéralisation qui y souffle depuis la promulgation en 2015 de la Loi 131-13 relative à l’exercice de la médecine. En effet, après le français Elsan (numéro deux des établissements privés de santé) et l’allemand Fresenius (leader mondial pour les produits et services destinés aux patients souffrant d’insuffisance rénale chronique) pour ne citer que ceux qui ont effectivement planté leur étendard au Maroc en ce début 2017, c’est au tour des opérateurs du Moyen-Orient d’entrer en lice. Aussi, le groupe Emirates Hospitals Group (EHG) est en passe de racheter une première clinique généraliste au Maroc avec une présence dans des créneaux fortement capitalistiques comme l’oncologie et la radiologie.


L’opération qui est en phase de finalisation juridique ne serait qu’une première étape pour EHG qui fait partie du conglomérat KBBO Group qui opère principalement dans l’énergie, la santé, l’immobilier et les technologies de l’information et ce, dans plusieurs pays du Golfe. Il faut dire que l’investisseur émirati ne compte pas s’arrêter là et envisage de faire du Maroc une véritable plateforme de son expansion, en dehors de son marché domestique où il compte à ce jour quatre établissements de santé, dont un hôpital privé ultra-moderne à Dubai Jumeirah récemment inauguré et disposant d’une superficie de 140.000 m².

Rappelons que les capitaux émiratis ont déjà permis l’émergence au Maroc de deux hôpitaux privés, en l’occurrence l’hôpital Cheikh Zaid à Rabat (qui existe depuis 1998 ans) et l’hôpital Cheikh Khalifa Ibn Zaid à Casablanca (opérationnel depuis dix-huit mois), de loin le plus grand établissement privé de santé au Maroc ayant mobilisé 1,2 milliard de DH en investissement. À contrario des cliniques privées, ces deux établissement ne sont, toutefois, pas destinés à réaliser des bénéfices distribuables et sont détenus par des fondations ad hoc.


Article précédent

Réformer avec méthode… vers la performance !

Article suivant

La Banque mondiale planche sur une nouvelle stratégie pays pour le Maroc

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *