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La famille Chami prend le contrôle de Transports Marocains

La famille Chami prend le contrôle de l’un des plus anciens opérateurs de freight forwarding (transit) du Maroc.


En effet, le groupe Transports Marocains qui opère depuis plus d’un demi-siècle dans les métiers de consignation et d’agence maritimes, ainsi que le transit maritime et aérien a connu récemment une reconfiguration de son tour de table avec le désengagement total des deux actionnaires historiques Alain de Beauchamp et Abdelaziz Mantrach au profit principalement de Hassan Chami, ex-patron de la CGEM de 2000 à 2006 et son fils Khalid Chami, qui n’est autre que l’actuel président du conseil de surveillance de Société Générale Maroc.

Les dernières transactions sur le capital du groupe Transports Marocains qui compte d’autres participations dans des entités aux activités connexes (Exmaris, Weclines…) viennent parachever un processus initié en 2013 avec l’arrivée d’un nouveau groupe d’investisseurs privés menés par Germafin (holding appartenant à la famille Chami) et l’actuel directeur général, Mehdi Benchekroun (un ex-dirigeant de Comanav). Rien ne filtre sur le montant global du rachat de Transports Marocains mais selon des sources proches du dossier, pas moins de 50 millions de DH ont été déboursés par les nouveaux actionnaires pour mettre la main sur cette machine à cash qui distribue chaque année entre 5 à 7 millions de DH de dividendes, soit 100% d’un résultat net qui représente bon an mal an à peu près 10% du chiffre d’affaires.

Il faut dire que les marges des agences maritimes, qui opèrent dans un marché quasiment verrouillé, sont des plus confortables au Maroc. C’est ce qui a poussé la CGEM à monter au créneau récemment en provoquant la mise en place d’une commission parlementaire pour se pencher sur le sujet des coûts portuaires au Maroc… avec un premier rapport des plus accablants vis-à-vis du tandem consignataire/agent maritime qu’il accuse de surfacturation pour près de 40% des prestations de consignation et de manutention portuaires, voire de contournement de la régulation des tarifs portuaires (en greffant obligatoirement un autre maillon entre le fournisseur de prix régulés et le client final !).

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