Agroalimentaire

L’espagnol Ilas renonce à s’implanter au Maroc

Si les industriels étrangers annoncent souvent en grande pompe leurs décisions d’implantation au Maroc, ceux qui finalement font marche arrière ou ne dépassent guère le stade des intentions préfèrent le faire en catimini. Un autre cas vient affirmer cette dualité dans la communication économique qui est souvent le fait du même communicant !


Il s’agit du groupe Ilas (Industries laitières asturiennes), un des leaders espagnols des produits laitiers qui avait dévoilé en 2014 son projet d’implantation industrielle au Maroc. Un projet qui avait été largement médiatisé aussi bien au Maroc que dans la péninsule ibérique, vu que l’usine de fromage fondu et de lait en poudre que le management de ce groupe connu pour ses marques Reny Picot et Polesa avait annoncé vouloir inaugurer au Maroc en 2015 devait constituer le premier pas pour s’attaquer au marché africain.

Or quatre ans après cette déclaration, le projet est toujours lettre morte et aucun coup de pioche n’a été donné pour lui donner forme. Il semblerait selon nos investigations que le groupe dont la création remonte à 1960 a eu tôt de décider dans la foulée de surseoir à ce projet le temps d’affiner sa copie. Une décision qui a coïncidé avec l’entrée du marché marocain du lait et dérivés dans une phase de stagnation voire de repli sur certains segments, et ce comme en témoigne le dégonflement substantiel de la profitabilité du leader marocain Centrale Danone. Certains acteurs comme Saïss Lait (qui détenait la carte Yoplait au Maroc) et Monlait ne s’en sont, d’ailleurs, jamais relevés et ont fini par mettre la clef sous le paillasson.

Au demeurant, en attendant de relancer réellement son projet marocain, le groupe Ilas qui revendique un chiffre d’affaires d’un peu moins du milliard d’euros (plus de 11 milliards de DH) emboîte le pas à plusieurs de ses compatriotes dont l’arrivée au Maroc avait été donnée pour imminente avant que cela ne fasse pschitt. Parmi ces investisseurs indécis on en cite (pour se limiter aux seuls iberiques parmi eux) la chaîne de supermarché Mercadona et le fabricant basque de verre Vicrila.

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