Mobilier de bureau

L’usine de l’américain Steelcase vendue à un importateur de bois

Le géant américain Steelcase se défait des derniers vestiges de sa présence au Maroc. En effet, après avoir mis en liquidation anticipée Steelcase Maroc en décembre 2015, le groupe basé au Michigan vient d’apporter le dernier clou au cercueil de cette vieille dame créée en 1948 sous le nom de Strafor Maroc en cédant l’usine historique de Mohammedia (qui s’étend sur 78.000 m²) à un homme d’affaires marocain opérant dans le domaine de l’importation et de la distribution de bois. Ce dernier envisage de reconvertir cet ex-fleuron industriel de la ville des fleurs en unité de transformation du bois pour différents usages pour le bâtiment.

Cette opération vient parachever pour Steelcase Maroc un processus de démantèlement et de réduction de voilure qui a duré près d’une décennie et qui s’est soldé, sur le registre social, par la destruction de plus de 200 emplois avec un coût financier non négligeable de plusieurs dizaines de millions de DH. Aussi, après avoir arrêté la fabrication des produits électroménagers sous la marque Arthur Martin, activité qui n’avait pas résisté face au démantèlement des droits de douane ayant entraîné un raz-de-marée d’importation, la maison-mère s’était résolue en 2012 à mettre fin, cette fois-ci, à l’activité industrielle subsistante à savoir la conception et production de mobilier de bureau sous marque Steelcase. Deux ans plus tard, l’unique activité résiduelle de pure distribution fut, à son tour, abandonnée en confiant au nouveau partenaire Neodis (filiale du groupe marocain Saraya Holding) le soin de commercialiser sur le territoire marocain l’ensemble de son catalogue de mobilier de bureau de Steelcase.


Rappelons qu’au plus fort de sa présence au Maroc, Steelcase réalisait un chiffre d’affaires de plus de 200 millions de DH. Avec le repli sur la seule activité de mobilier de bureau, les ventes ont été, peu ou prou, divisées par deux vers la fin de la décennie précédente avant que le passage à la vente indirecte (via Neodis) ne ramène le business marocain à la portion congrue de 30 à 40 millions de DH.

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