Enseignement

Le Maroc, hub de l’enseignement supérieur en Afrique

L’expertise du Maroc en matière de formation et de l’enseignement technique supérieur au profit des cadres et des étudiants africains constitue un axe potentiel dans la coopération Sud-Sud.

Le Maroc a réussi à exporter son savoir-faire en matière de formation dans bon nombre de pays africains, avec lesquels il a signé des conventions de partenariat. Dans ce cadre, l’OFPPT constitue un modèle de formation inspirant pour beaucoup de pays du continent. Cet organisme public marocain a ainsi signé plus de 50 conventions de partenariat avec 35 pays depuis 2002, couvrant un large panel d’expertises au profit de ces pays, tels le diagnostic de leurs systèmes de formation, l’accompagnement en ingénierie de formation initiale et continue, la formation des formateurs et des managers ou encore l’échange d’expérience… Aujourd’hui, d’autres organismes marocains sont sollicités par des pays du subcontinent pour leur accompagnement pour des programmes de développement de la formation professionnelle. En octobre 2016, un Mémorandum a été signé en marge de la visite Royale à Kigali entre le Groupe SNTL et son partenaire stratégique Rwanda Development Board (RDB) qui porte sur le développement de l’African Institute of Technlogy for Supply Chain. Le gouvernement rwandais a identifié le développement du capital humain du pays comme étant une priorité stratégique dans le cadre de la Vision Rwanda 2020. C’est dans ce cadre, que le groupe SNTL s’engage avec RDB pour le développement de cet Institut, le 1er institut au Rwanda et en Afrique de l’Est spécialisé dans l’éducation, la recherche et l’innovation en Supply Chain. En 2015, la plateforme de promotion du «Made in Morocco» et l’Ordre des architectes de Côte d’Ivoire ont signé, en marge du second Forum de l’Etudiant Africain, une convention d’entraide pour l’ouverture d’une école d’architecture dans la capitale économique ivoirienne Abidjan. L’accord a été signé par la Fédération des Matériaux de Construction (FMC), l’École Nationale d’Architecture (ENA), le Conseil National des Ordres des Architectes (CNOA) du Maroc, et son homologue de Côte d’Ivoire, ainsi que par Maroc Export en sa qualité de « signataire-témoin ». La partie marocaine s’est engagée à fournir un soutien réel et effectif à la concrétisation du projet de l’École d’Architecture d’Abidjan (EAA). Cela consiste en un appui et une aide au démarrage du projet, à sa défense auprès des autorités marocaines et ivoiriennes et à la recherche de soutien technique, de moyens humains et financiers nécessaires à sa réalisation. Un soutien bienvenu pour un projet d’avenir, à l’heure où le développement d’un urbanisme plus réfléchi sonne comme un enjeu fondamental dans une mégapole à la population sans cesse croissante, et un pays où l’on compte seulement 230 architectes, soit 1 pour plus de 100.000 Ivoiriens. Les initiateurs de ce projet aspirent à faire de l’école d’Architecture abidjanaise, qui bénéficiera de l’expérience avérée du Maroc en matière de formation, une plateforme de première référence, nationale et internationale, en matière de formation, de qualification professionnelle, de renforcement de capacités et de développement humain.

Le Maroc améliore son attractivité

Le Maroc, 2ème hub de l’enseignement supérieur en Afrique, se place en 10ème position des pays d’accueil et semble avoir pris conscience ces 10 dernières années de l’importance du développement d’une politique d’attractivité de son enseignement supérieur dans le continent. Il se caractérise par un système d’enseignement supérieur public de qualité en comparaison avec certains pays africains francophones. Il a engagé l’adoption du système LMD au même titre que les pays européens et les autorités ont mis en place des procédures d’accréditation pour les diplômes nationaux et pour les diplômes d’universités. Cette offre diversifiée peut encourager vers un choix d’étape pour les étudiants africains avant de poursuivre leurs études en Europe. Les filières les plus demandées sont la médecine, l’ingénierie et l’administration. Le Maroc connaît depuis quelques années une multiplication d’établissements d’enseignement supérieur privés étrangers de niveau de qualité inégale et la présence de programmes français délocalisés souvent de renommées tels qu’HEC, Sciences Po ou l’École centrale. Il octroie également des bourses aux étudiants africains, en provenance de plus de 42 pays, par le biais de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI).

 
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