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Maroc-Nigeria : le temps de l’action

Travailler ensemble suppose l’édification d’une confiance entre les partenaires. Enregistrer des résultats et vouloir avancer vers plus de réalisation est la meilleure preuve que le partenariat est sur la bonne voie. C’est ainsi qu’on peut bâtir l’Afrique de demain pour les générations futures et c’est ainsi que ceux qui croient en un avenir pour les partenariats équilibrés et basés sur des engagements réciproques ont perçu la cérémonie qui a été présidée par SM le Roi, lundi dernier au Palais Royal à Rabat, à l’occasion de la cérémonie de signature d’accords relatifs au projet du Gazoduc Nigéria-Maroc et à la coopération maroco-nigériane dans le domaine des engrais. par Driss al andaloussi

Les discours et les présentations faites par les ministres et les opérateurs économiques ont montré que la démarche adoptée depuis le mois de décembre dernier par les deux Chefs d’État, SEM Muhammadu Buhari et SM le Roi Mohammed VI, a été portée par des responsables sur la table des négociations et du travail d’institutionnalisation. Les responsables nigérians ont parlé un langage qui reflète la volonté de faire les choses selon les règles de l’art et d’envisager l’avenir moyennant un schéma de travail méthodique. Ils ont montré combien l’efficacité et la gestion du facteur temps sont primordiales dans la maîtrise des projets. L’exemple de la remise en service des usines de transformation des phosphates au Nigeria après la réception du phosphate marocain et la distribution faite au niveau des exploitations agricoles en des temps courts a été édifiant. Les propos très courtois et aussi très réalistes prononcés par le ministre nigérian des Affaires étrangères, M. Geoffrey Onyeama, donne une idée sur la qualité des relations entre les deux pays et sur la volonté des deux Chefs d’État.


Deux grands projets : des avancées et des espoirs
La présentation du grand projet du Gazoduc devant relier le Nigéria et le Maroc a été marquée par un langage qui montre qu’on est entré dans le vif du sujet. Les études de faisabilité et les études techniques vont commencer et nécessiteront des montages institutionnels au niveau des entités de supervision et de suivi et des montages financiers. Le caractère régional du projet est souligné avec la possibilité d’intégrer dans les structures qui seront mises en place des pays qui intègreront le montage définitif. C’est d’un destin commun qu’il s’agit. La lumière pour les écoles, l’énergie pour les usines, le développement du tourisme et d’autres secteurs sont autant d’objectifs que d’ambitions pour donner un contenu concret au partenariat Sud-Sud. Il ne s’agira pas seulement de créer un marché régional compétitif et propre pour l’électricité, mais il faut aussi regarder la dimension internationale à exporter cette énergie vers l’Europe. Pouvoir toucher 300 millions d’Africains est un des objectifs phares de ce projet dont l’accord a été signé entre la compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC) et l’Office national des hydrocarbures et des mines.
Le partenariat phosphatier connaitra un développement croissant entre les deux pays. Le président de l’association nigériane des producteurs et fournisseurs d’engrais (FEPSAN), M. Thomas Ethu, le directeur général de l’Autorité souveraine d’investissement nigériane et le président-directeur général du groupe OCP, M. Mostafa Terrab, ont souligné les dimensions du projet et ses différentes étapes. Celles-ci permettront d’ancrer le partenariat dans tous les domaines portant sur la valorisation, la recherche, la formation, la logistique et le transport pour sécuriser l’approvisionnement du marché nigérian en engrais à des prix compétitifs et renforcer les circuits de distribution locaux. Ce sont ces moyens d’édification du partenariat qui peuvent marcher entre les pays africains qui doivent ériger la confiance entre eux en principe fondateur de leur destin commun.

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