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Le Maroc quitte le Mondial 2018

Les Lions de l’Atlas ont été éliminés en perdant, mercredi au stade de Loujniki à Moscou, leur deuxième match du Mondial 2018 face aux portugais (0-1), quittant le tournoi après avoir produit un match époustouflant et généreux.


Dominant cette opposition, les joueurs d’Hervé Renard, qui a procédé à trois modifications avec Manuel Da Costa, Khalid Boutaib et Nabil Dirar au départ, n’ont failli qu’a l’entame prenant de l’ampleur au fil des minutes pour sortir de l’aire de jeu sous les applaudissements nourris du nombreux public marocain ayant fait le voyage de Russie. Une rencontre qui a ainsi enregistré une affluence record du public avec 78.011 spectateurs dont près des trois quarts marocains.  La défense axiale  du Maroc a été statique sur le corner ayant donné le but et offert l’opportunité à Ronaldo d’ouvrir la marque sur tête plongeante (4ème).C’et le pire scénario qu’appréhende toute équipe en encaissant d’entrée avant même que les joueurs n’aient leurs repères sur le terrain. La veille, le sélectionneur et Nabil Dirar, qui retrouvé sa place dans le onze de départ, avaient averti qu’il ne fallait pas lui « laisser la moindre occasion ».

La sélection nationale, qui a pris le contrôle du match, peut avoir des regrets. Elle a eu de nombreuses occasions mais n’a pas réussi à marquer car elle a pêché par manque d’un véritable buteur. En football, c’est « le joueur présent dans la surface de réparation et les plus doués qui font la différence » » comme l’a reconnu le sélectionneur des Lions de l’Atlas à l’adresse de Cristiano Ronaldo.

Le groupe a, certes, été à la hauteur de cette opposition avec un Noureddine Amrabat en véritable « guerrier ». Mais le seul caractère ne suffit pas contre le Onze lusitanien en pleine confiance. Encore faut-il ne point atermoyer dans l’entrejeu ni à dilapider les occasions créées. Et elles n’étaient pas rares, d’abord par Benatia tout prêt d’égaliser (11ème), puis Ziyach contré avant que le ballon ne trouva finalement pas de preneur aux arrêts de jeu, le capitaine étant légèrement en retard sur la trajectoire du cuir suite à une déviation de Belhanda.

Il était frustrant pour les coéquipiers de Benatia de courir derrière le chrono. C’était donc à charge pour les marocains de hausser leur niveau de jeu, de courir derrière le score et de trouver les clés face à une équipe parfaitement organisée. Ils ont même parvenu à mettre le feu autour de la cage de Rui Patricio ébranlant la dernière ligne du Portugal contrainte aux sauvetages à l’emporte pièce. L’énergie gaspillée pour remonter le score génère obligatoirement de la fébrilité et, parfois, l’indiscipline tactique. Dans ce registre, le ballon d’or mit sur orbite Goncalo Guedes mais Munir a sauvé, dans un arrêt réflexe, des bouts du doigt.

Le jeu s’est essentiellement déroulé au milieu de terrain et les portugais, pratiquement éclipsés depuis le but, ont eu toutes les peines du monde à sortir avec le ballon dans les pieds. Cependant, il a manqué à ce tableau de marche cet exploit qui nourrit la confiance, récompense les efforts des joueurs qui ont montré une capacité exceptionnelle par l’accomplissement de ce travail acharné sans, toutefois, réussir à forcer le destin.

Dès la reprise, les marocains prodigues ne vont pas s’économiser, n’arrêtant pas d’affoler la défense faisant roder la menace tout autour avec une excellente connexion. Ils ont eu les crocs pas assez incisifs, du punch tout en allant braver les risques de contres et en cherchant à prendre le ballon avec leur pressing habituel haut.

Dans ces ratés qui font monter l’adrénaline, la série commença avec Belhanda à un cheveu de rétablir la parité mais son heading ne trouva pas le bon chemin (57ème). Puis l’enthousiasme d’un retour s’est évanoui quand le capitaine du bord frappa, par deux fois (60ème et 76ème), du gauche en dehors, tout comme Ziyach à deux reprises légèrement au dessus de la transversale (68è) et à la 90ème quand son tir fut dévié par un pied perdu dans la surface.

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