Industrie

Procter & Gamble fusionne ses filiales au Maroc

Après l’américain Lear Corporation qui a procédé au cours des derniers mois de 2017 au rapprochement de ses deux filiales marocaines (en l’occurrence Lear Corporation Automotive Electronics Morocco et Lear Automotive Morocco), c’est au tour d’une autre multinationale américaine de fusionner ses entités opérant sur le territoire marocain.


Il s’agit, cette fois-ci, du géant Procter & Gamble qui est présent au Maroc depuis une soixantaine d’année et qui avait opté pour une séparation entre les métiers industriels portés par Industries modernes marocaines (IMM) et les activités commerciales et marketing pilotées par Procter & Gamble Maroc (PGM). Aussi, après plusieurs années de fonctionnement « compartimenté », l’actionnaire en commun a décidé de regrouper ses actifs et effectifs marocains (près de 250 salariés) au sein d’une seule filiale, en l’occurrence IMM.

Concrètement, l’opération, qui a pour objectif de favoriser le développement des activités résiduelles au Maroc et d’exploiter les différentes synergies possibles, s’est matérialisée par une absorption de PGM par IMM (entité la plus ancienne au Maroc). Cette dernière hérite, au passage, d’un actif net de 488 millions de DH (apporté par l’entité absorbée) qu’elle a rémunéré par une augmentation de capital à due concurrence (dont 37 millions de DH comptabilisés au titre de prime de fusion).

Par ailleurs, ce rapprochement vient prendre à contre-pied ceux qui prédisaient que le géant de Cincinnati finirait par ne garder au Maroc qu’une simple présence commerciale après la cession, en 2014 à l’italien Fater, de son usine de Mohammedia qui fabriquait des détergents liquides. Selon ces « conjecturistes », le leader mondial des produits de grande consommation devait parachever à horizon 2017/18 son désengagement industriel total du Maroc à travers la cession d’IMM et ce, dans l’optique d’en transférer l’activité (exclusivement dédiée, depuis lors, à la production de détergents solide de marques Ariel et Tide) vers l’usine du groupe au Nigeria. Mais un tel dessein aurait, plutôt, intimé de maintenir la séparation entre métiers industriels et activités commerciales et marketing. Affaire à suivre !

 

 

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