Agriculture


Un nouveau fonds d’investissement au profit du secteur primaire

Un nouveau fonds d’investissement dédié à l’agriculture et l’agro-industrie devra bientôt voir le jour.


Après les deux expériences similaires initiées au cours de la dernière décennie par l’OCP (Office Chérifien des Phosphates) et le Crédit Agricole du Maroc (CAM), c’est au tour d’un autre poids lourd du secteur primaire marocain de leur emboiter le pas en consacrant une enveloppe considérable pour la mise en place d’un véhicule qui aura pour mission d’accompagner les porteurs de projets agricoles et agroalimentaires.

L’initiateur d’un tel projet n’est autre que le puissant groupe mutualiste à vocation agricole MAMDA (Mutuelle Agricole Marocaine d’Assurance) qui apporte les dernières retouches à la mise en place d’un fonds d’investissement doté d’un capital cible de 500 millions de dirhams et qui visera la promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat dans les secteurs de l’agriculture et de l’agro-industrie.

Lire aussi : Le Plan Maroc Vert : un autre objectif atteint avant 2020

Pour l’instant rien ne filtre quant aux intentions du sponsor et principal actionnaire du futur fonds en matière de gestion de celui-ci, mais les premiers indices portent à croire que ce dernier penche vers le modèle de mandat à confier à un professionnel du capital investissement dans le cadre d’une gestion externalisée et encadrée à l’instar des fonds Nebetou et OCP Innovation Fund For Agriculture (gérés respectivement à ce jour par Azur Partners et Upline Investments). 

Pour ce qui est du timing et de la taille de ce projet, ils n’ont rien d’anodin sachant que, d’une part, les deux fonds précités sont aujourd’hui dans une phase de désinvestissement (ne sont plus actifs sur le registre des investissements), ce qui laisse un vide dans le paysage du financement en fonds propres du secteur agricole et que, d’autre part, la principale lacune du programme Plan Maroc Vert (fer de lance de la stratégie agricole marocaine depuis 2008) est incarnée dans le volet de l’intégration industrielle. Or ce maillon est bien plus capitalistique et bien moins subventionné que les projets en amont. Il fallait donc mettre des moyens plus conséquents pour accompagner Maroc Vert II (qui devra vraisemblablement prendre le relais post-2020, échéance de l’actuelle programme). A suivre !

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