Dossier

50 femmes qui comptent : Amane Fathallah, Directrice de la Marine Marchande

Pour nous, il ne s’agit pas de célébrer la journée de la femme, comme un cadeau annuel fait à la gent féminine. C’est plutôt l’occasion de faire le point sur un combat essentiel, celui de l’émancipation de la moitié de la population et l’évaluation de son apport aux transformations sociales, ce que l’on appelle communément développement et qui ne se résume pas aux quantifications économiques. Pour cela, nous avons choisi de mettre en avant un riche panel, à travers ces portraits représentatifs de cette génération de femmes qui s’assument. Un portrait à découvrir : Amane Fathallah, Directrice de la Marine Marchande.


Après des études de géologie marine couronnées par un doctorat en aménagement des littoraux obtenu à l’université de Bretagne Occidentale, Amane Fathallah a commencé sa carrière professionnelle en tant qu’enseignante. Elle a ensuite occupé plusieurs postes de responsabilité dans les domaines de la formation maritime et l’ingénierie navale au sein d’une branche de la Marine nationale française. Des fonctions qu’elle a occupées dans le cadre de contrats internationaux et qui l’ont amenée à maitriser la gestion du capital humain et à s’approprier les process RH.

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De retour au Maroc, elle a rejoint une multinationale française en tant que DRH, puis a rejoint par la suite  l’Université internationale de Rabat. Elle a fortement contribué au démarrage de cette université et au montage et à la promotion de son offre de formation continue en particulier. En 2013, Amane Fathallah est  nommée à la tête de l’Institut supérieur des études maritime (ISEM) qu’elle a dirigé jusqu’en juillet 2016. Nommée à la tête de la Direction de la Marine Marchande en juillet 2016, elle a conduit plusieurs chantiers et principalement celui de la modernisation de cette administration dont les procédures ont été mises à jour, dématérialisées et leur mise en œuvre déléguée aux services régionaux. Elle a aussi ouvert le grand chantier de la mise à jour de la législation maritime qui reposait principalement sur le code maritime de 1919, devenu centenaire.

L’implémentation des conventions internationales ratifiées par le Royaume en passant par leur adaptation au contexte et aux stratégies du Maroc, a abouti à la finalisation de plusieurs projets de loi dont le premier sur la lutte contre la pollution par les navires a été adopté au Parlement courant janvier 2021. D’autres projets de loi se rapportant aussi bien à la sûreté et sécurité des navires et de la navigation, qu’à l’activité de plaisance ou à l’immatriculation des navires ont été introduits dans les circuits des approbations. A l’issue de ce chantier prévu se terminer courant 2022, le Royaume disposera d’un nouveau code pour le transport maritime.

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Au sujet de la femme marocaine dans la société d’aujourd’hui, elle estime que  la dynamique engagée par le Maroc depuis plus de deux décennies est en faveur de la promotion de l’égalité du genre et de l’amélioration de la condition de la femme. «Les efforts consentis se sont traduits par plusieurs avancées enregistrées et d’importantes réformes adoptées mais des défis persistent, particulièrement ceux liés à  la sous-association des potentialités féminines dont dispose notre pays dans tous les secteurs économiques et niveaux de responsabilité », confie la Directrice de la Marine Marchande. 

La dynamique engagée par le Maroc depuis plus de deux décennies est en faveur de la promotion de l’égalité du genre et de l’amélioration de la condition de la femme.

 
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