Dossier

50 femmes qui comptent : Latifa Gahbiche, PDG de CHEP France et CHEP Maroc

Pour nous, il ne s’agit pas de célébrer la journée de la femme, comme un cadeau annuel fait à la gent féminine. C’est plutôt l’occasion de faire le point sur un combat essentiel, celui de l’émancipation de la moitié de la population et l’évaluation de son apport aux transformations sociales, ce que l’on appelle communément développement et qui ne se résume pas aux quantifications économiques. Pour cela, nous avons choisi de mettre en avant un riche panel, à travers ces portraits représentatifs de cette génération de femmes qui s’assument. Un portrait à découvrir : Latifa Gahbiche, PDG de CHEP France et CHEP Maroc


Ayant fait presque tous ses faits d’armes chez l’australien Brambles et plus particulièrement dans sa filiale principale CHEP, cette diplômée en management est la seule femme d’origine marocaine à avoir atteint le panthéon d’un groupe des pays des kangourous. En effet, à la tête de CHEP France depuis 2017 et de sa filiale marocaine depuis 2018, Latifa Gahbiche y a fait ses preuves en faisant pratiquement le tour de tous les services et départements (supply chain, contrôle de gestion, centres de service…) de ce spécialiste mondial de la location-gestion de supports de manutention (notamment les palettes logistiques). En 2010, soit dix ans à peine après avoir intégré CHEP France, elle est la première femme du groupe à accéder à la direction des Opérations… avant d’en devenir PDG sept ans plus tard.

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Une montée en puissance qu’elle doit, outre ses qualités managériales rapidement repérées par sa hiérarchie chez CHEP, à sa pugnacité et sa persévérance à ne jamais baisser les bras devant l’adversité elle qui, une fois fraîchement diplômée en 1993 d’une célèbre business school parisienne, a dû commencer au bas de l’échelle en tant qu’intérimaire en cumulant les petits boulots dans les fonctions comptables, commerciales, relations clients et service qualité avant de creuser son sillon. Mais le mérite ne suffit pas, selon elle, pour aspirer un jour à la parité homme-femme dans les hautes fonctions, car il faut « une volonté sans faille et des mesures d’accompagnement » pour « constituer un vivier de talents à la fois diversifiés et performants ».

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Le mérite ne suffit pas, selon elle, pour aspirer un jour à la parité homme-femme dans les hautes fonctions, car il faut  une volonté sans faille et des mesures d’accompagnement  pour « constituer un vivier de talents à la fois diversifiés et performants ».

 
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