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50 femmes qui comptent : Majida Maâroufi, Directrice de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture

Pour nous, il ne s’agit pas de célébrer la journée de la femme, comme un cadeau annuel fait à la gent féminine. C’est plutôt l’occasion de faire le point sur un combat essentiel, celui de l’émancipation de la moitié de la population et l’évaluation de son apport aux transformations sociales, ce que l’on appelle communément développement et qui ne se résume pas aux quantifications économiques. Pour cela, nous avons choisi de mettre en avant un riche panel, à travers ces portraits représentatifs de cette génération de femmes qui s’assument. Un portrait à découvrir : Majida Maâroufi, Directrice de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture.


Nommée à la tête de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) créée en 2011, ce pur produit du système éducatif marocain a réussi à se hisser à force du poignet dans un domaine connu pourtant pour sa prédominance masculine. Pour Majida Maâroufi, la femme marocaine a intégré différents domaines d’activité, même ceux les plus improbables nécessitant des performances physiques particulières.

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«Elle a pu grâce à cette détermination, devenir un acteur majeur qui contribue activement dans le développement de l’économie de notre pays», dit-elle. Née en 1967 dans la ville de Sefrou, elle obtient son baccalauréat en sciences expérimentales en 1985 et intègre l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV) de Rabat et au terme de sa quatrième année, elle choisit contre toute attente, la spécialité halieutique pour obtenir son diplôme d’ingénieur d’Etat en études halieutiques. Son diplôme de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II en poche, elle entame sa carrière professionnelle dans le privé avant d’intégrer le secteur public. En effet, elle est embauchée en qualité de responsable de production pendant quatre ans par une société de pisciculture continentale spécialisée dans l’élevage de carpe, puis intègre en 1996 l’Institut national de recherche halieutique (INRH) à Casablanca. Majida rejoint en 1999 le ministère de la Pêche maritime au sein de la Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture où elle a occupé à partir de 2002, le poste de Chef de service de l’aménagement des pêcheries, puis en 2008 celui de Chef de division de la protection des ressources halieutiques.

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«La croissance et le développement de notre pays ne peut être porté par seulement la moitié de sa population, si les femmes ne rejoignent pas cette marche dans toutes les filières de l’économie nationale», souligne Majida qui tient à préciser que la cause de la femme est portée par les hautes instances du Royaume. «SM le Roi Mohammed VI que dieu l’assiste, a dans sa vision clairvoyante et moderne lancé de multiples initiatives pour cette cause», ajoute-t-elle.

La croissance et le développement de notre pays ne peut être porté par seulement la moitié de sa population, si les femmes ne rejoignent pas cette marche dans toutes les filières de l’économie nationale.

 
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