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50 femmes qui comptent : Masgoula Baamar, présidente de l’Association « Kawss Kozah » pour le développement durable

Pour nous, il ne s’agit pas de célébrer la journée de la femme, comme un cadeau annuel fait à la gent féminine. C’est plutôt l’occasion de faire le point sur un combat essentiel, celui de l’émancipation de la moitié de la population et l’évaluation de son apport aux transformations sociales, ce que l’on appelle communément développement et qui ne se résume pas aux quantifications économiques. Pour cela, nous avons choisi de mettre en avant un riche panel, à travers ces portraits représentatifs de cette génération de femmes qui s’assument. Un portrait à découvrir : Masgoula Baamar, présidente de l’Association « Kawss Kozah » pour le développement durable.


Depuis plusieurs années, Masgoula Baamar s’investit dans l’action associative, donnant l’image d’une femme libre et aguerrie. Consciente de la place prépondérante de la femme sahraouie dans la société des « bidanes », cette militante a réussi à concrétiser le rêve qu’elle caressait depuis son enfance, en intégrant en 2005 l’association “Tawarta”, active dans l’intégration de la femme. Après une scolarité régulière, sanctionnée d’un baccalauréat et des études universitaires en littérature, Masgoula s’est véritablement engagée dans l’action associative en 2010, en tant que présidente de l’association ”Kawss Kozah” pour le développement durable, visant à protéger et à promouvoir les droits socio-économiques, culturels, politiques et environnementaux de la femme. En 2017, elle a aussi réussi à créer le Réseau des femmes actives dans la région de Dakhla-Oued Eddahab qui tend à instaurer l’égalité et l’approche genre. Et ce n’est pas tout. Masgoula a aussi eu des formations au sein de l’Institut international de Genève et de l’Institut républicain international (IRI), ce qui lui a permis d’avoir un large éventail de connaissances sur l’approche genre, la démarche participative, les mécanismes de démocratie participative, la gestion des conflits, l’ingénierie des projets… 

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Aux côtés de ses activités associatives, elle a bénéficié de formations au sein de la Fondation allemande Konrad-Adenauer, en matière d’autonomisation politique de la femme et de leadership du monde des affaires. En 2018, elle a mis en place un projet touristique traditionnel “éco-friendly” pour faire découvrir aux touristes la beauté d’un site naturel particulier « Sebkhat Imlili », situé plus au sud à 110 km de Dakhla.  Dans ce camp à proximité des joncs qui composent la flore de cette zone humide, Masgoula, portée par une ferme détermination, a créé la coopérative “Ahl Elhassan” pour valoriser les produits forestiers et aider les femmes en situation de précarité à avoir un revenu. De même, elle a créé la coopérative “Masgoula” pour la valorisation des produits de la pêche maritime dans la région. En ce qui concerne la situation de la femme marocaine, elle pense que, même si des acquis indéniables ont été réalisés, il reste beaucoup à faire en particulier dans le domaine de la participation politique des femmes. 

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La femme sahraouie a su s’imposer dans divers domaines où elle occupe désormais une place particulière grâce à ses efforts personnels, à sa persévérance et à la faveur du statut privilégié dont elle jouit au sein de la société hassanie.

 
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