Dossier

50 femmes qui comptent : Nadia El Baroudi-Kostrikis, avocate européenne au Barreau de Chypre et avocate au Barreau de Paris

Pour nous, il ne s’agit pas de célébrer la journée de la femme, comme un cadeau annuel fait à la gente féminine. C’est plutôt l’occasion de faire le point sur un combat essentiel, celui de l’émancipation de la moitié de la population et l’évaluation de son apport aux transformations sociales, ce que l’on appelle communément développement et qui ne se résume pas aux quantifications économiques. Pour cela, nous avons choisi de mettre en avant un riche panel, à travers ces portraits représentatifs de cette génération de femmes qui s’assument. Un portrait à découvrir : Nadia El Baroudi-Kostrikis , avocate européenne au Barreau de Chypre et avocate au Barreau de Paris.


Son cabinet d’avocat international basé à Nicosie en Chypre offre des services exécutifs et juridiques à des clients internationaux en Europe et en Afrique du Nord. Formée aux États-Unis, au Maroc, en France et en Angleterre, maître El Baroudi-Kostrikis a acquis une solide expérience internationale. Après avoir travaillé à New-York pendant plusieurs années avant de se former à Londres en droit de l’arbitrage international pour obtenir le titre de Fellow du Chartered Institute of Arbitrators (CIArb) et exercer son activité en tant qu’arbitre international indépendant. Cette marocaine de naissance et chypriote par mariage a obtenu sa maîtrise en droit à la faculté de droit de l’Université Hassan II de Casablanca, puis un diplôme de troisième cycle et un doctorat en droit à la faculté de droit de l’Université de Montpellier en France, sous la direction de feu professeur Didier Ferrier.

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Ce beau parcours universitaire et professionnel de maître El Baroudi-Kostrikis a été fortement marqué par deux femmes d’exception. Sa mère, pionnière dans sa profession pour qui les études universitaires et l’indépendance professionnelle et financière étaient essentielles, et Patti Cadby Birch qui l’a initiée au monde de l’art et qui lui a permis de participer à des projets valorisant le patrimoine culturel marocain à l’étranger comme au Maroc. Engagée également pour la parité hommes-femmes, Maître El Baroudi-Kostrikis estime que celle-ci « dépendra beaucoup de la manière dont elle se manifeste au sein des familles et l’exemple que nous donnons à nos enfants ». Elle estime aussi que l’un des enjeux les plus importants sera de combattre les stéréotypes à l’école qui influencent la formation pédagogique et l’orientation des filles. Les femmes doivent selon elle pouvoir accéder aux études leur permettant de s’inscrire dans les nouveaux modèles économiques qui se développent autour de l’impératif d’innovation.

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La parité hommes-femmes dépendra beaucoup de la manière dont elle se manifeste au sein des familles et l’exemple que nous donnons à nos enfants. 

 
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