L'édito

A la recherche d’une cohérence [Par Jamal Berraoui]

La crise de la Covid, au niveau mondial, est une catastrophe pour le monde politique. Aucun exécutif n’a pu établir une stratégie et s’y maintenir. Parce que c’est ce satané virus qui est le maître des horloges.


Le vaccin a été une merveilleuse nouvelle, sauf que les variants sont une menace réelle et que les scientifiques n’ont aucune certitude sur la capacité des vaccins à contenir les risques à venir. Dans ce contexte, les politiques publiques, apparaissent comme incohérentes, parce que la situation est trop fluctuante pour que la réponse soit claire, déterminée, lisible, ce que l’on demande aux politiques.

Au Maroc, nous avons des chiffres contenus, qui permettent la maîtrise et donc l’ouverture, tout en rappelant la nécessité du respect des gestes barrières, une propagation du delta plus nous amènera à un retour en arrière, parce que nous n’avons pas développé notre outil sanitaire. A 3000 cas par jour, le Maroc sera incapable d’offrir une prise en charge digne, nous l’avons vécu en Novembre et rien n’a changé.

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Mais, le Maroc a aussi desserré l’activité économique. Sur initiative Royale, les MRE peuvent rentrer dans des conditions matérielles, plus qu’avantageuses. On demande aux Marocains, de voyager à l’intérieur du territoire. Ce discours relève de la rationalité. Pour sauver le tourisme, un secteur essentiel qui en impacte d’autres comme l’artisanat, nous avons besoin de la demande intérieure, parce que le virus bloque le marché international. Mais les incohérences se multiplient. Qui peut voyager ? Les gendarmes continuent à empêcher les gens, à leur appliquer des amendes, parce qu’ils n’ont pas d’autorisation spéciale.

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Mais, il y a pire, les hôteliers se sont engagés à réduire les prix de 30 %, c’est une fumisterie, parce qu’ils ont augmenté les prix affichés. Ils pensent pouvoir récupérer leurs pertes au lieu de les lisser sur plusieurs saisons. Le seul moyen de s’en sortir, collectivement, c’est de se projeter dans une vision d’avenir.

 
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