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« Ach Waqe3 » : l’actualité décryptée par Jamal Berraoui

« Ach Waqe3 » est l’une des émissions phares de MFM Radio qui traite des faits saillants de l’actualité du jour. Elle est décryptée par le journaliste politique et économique Jamal Berraoui.


Dans l’émission de ce jeudi 14 novembre 2019, le débat porte sur:

-La flambée des prix des fruits et légumes, problème soulevé par un reportage du quotidien Al Massae effectué à Marrakech. Ces questions économiques nécessitent des réponses rationnelles, estime Jamal Berraoui. Il a rappelé que l’année dernière, le Maroc a enregistré un déficit pluviométrique. Aujourd’hui, la situation est dramatique dans les campagnes. Les responsables tablent sur une récolte de 70 millions de quintaux pour la prochaine campagne. Berraoui se demande qui pourrait le garantir ?

Le Maroc souffre du stress hydrique. Dans les années 1980, on a connu des années de sécheresse. Feu Hassan II avait pris l’initiative de créer le Conseil de l’eau. Aujourd’hui, on arrose des terrains de golfs qu’on n’utilise pratiquement pas. On perd trop d’eau par piscines interposées, le lavage des véhicules. Faut-il augmenter les tarifs ? Cela punira les franges les plus défavorisées qui ne sont pas grandes consommatrices d’eau ? Encore la question de la compensation se pose, souligne l’analyste. Au  cœur du problème et dans la tourmente se trouve le Fellah. Et Berraoui d’avertir qu’avec le stress hydrique qui sévit, il faudra s’attendre que d’ici au mois de juin, on risque de connaître une nouvelle vague d’exode rural vers la ville avec tout son corollaire de ruralisation des villes.

-Les amendements dans la Loi de finances 2020. Le parti de l’Istiqlal en a proposé 65 mais seulement 11 ont été acceptés, dont le maintien du régime actuel en matière de TVA concernant la voiture économique et le maintien aussi du régime relatif aux dattes conditionnées ou le recrutement de 200 cadres. Ces amendements vont dans la bonne direction. « La Loi de finances me fait peur. Elle  est le véritable socle de la politique d’un pays et soulève de vrais grands débats sur la politique publique au sein de la société sous d’autres cieux », alerte Berraoui. Et d’ajouter : « Il faut vulgariser les débats sur la loi surtout que la plupart des parlementaires ne savent pas lire, encore moins décortiquer une Loi de finances. Les élus doivent être aidés par des experts. En principe, le débat sur la Loi de finances dure trois mois, d’octobre  à décembre ».

Pour ce qui est de la voiture économique, il y a une forte demande. La raison est à chercher dans la crise que connaît le transport public. Il faut faciliter la mobilité dans les transports. L’amélioration de la qualité du transport public réduirait la pollution et encouragerait les gens à laisser leurs voitures dans les garages. Il nous faut une analyse systémique du problème des transports en général et en commun en particulier.

-Indemnité pour perte d’emploi. La manière avec laquelle est gérée la Caisse nationale de sécurité sociale est à saluer pour le travail accompli, surtout qu’elle n’est pas responsable de la situation dans laquelle se trouve la moitié des Marocains qui ne sont pas déclarés ou affiliés. Pour ce qui est de l’indemnité pour perte d’emploi, il faut lire les conditions à remplir pour en bénéficier. Elle a été faite dans le cadre d’une société en liquidation judiciaire. Quant à l’indemnisation des chômeurs, 10% des jeunes ne travaillent pas; s’il faut leur assurer un salaire minimal, d’où viendra l’argent ?  S’interroge Berraoui.

-L’annonce faite par le Chef du gouvernement pour le lancement prochain d’une plateforme nationale d’appui à l’entreprise, appelée à jouer le rôle d’un guichet unique. Cela fait trente ans qu’on entend parler de ce « guichet unique » pour lutter contre la bureaucratie, relève Berraoui. Il juge que le nœud du  problème réside dans le financement des entreprises et les garanties à apporter. L’analyste pointe du doigt la Caisse centrale de garantie (CCG) en donnant des exemples. Il a également évoqué le cas de la Banque nationale de développement économique (BNDE) qui a fait faillite, laissant derrière elle une ardoise colossale à l’Etat.

#آش_واقعالجريمة الإسرائيلية على قطاع غزة تؤكد أن الشعب الفلسطيني في حاجة إلى حماية دولية.أسعار بعض الخضر والفواكه زاد بحوالي ثلاثة دراهم إلى خمسة في الكيلوغرام الواحد.إحداث منصة وطنية لدعم المقاولات يتوقع أن تلعب دور شباك وحيد يمكن حاملي المشاريع من الولوج إلى كافة المعلومات والمساطر المتعلقة بالاستفادة من الدعم العمومي.رياض المالكي : الجريمة الإسرائيلية على قطاع غزة تبرز أن الشعب الفلسطيني في حاجة إلى الحماية الدولية.حكومة تلتزم منذ أشهر بتسهيل الاستفادة من التعويض عن فقدان الشغل.رفقة ماء العينين عيناني والخبير السياسي والإقتصادي جمال براوي مباشرة على إم إف إمwww.mfmradio.ma#instagram : radiomfmofficiel#achwa9a3 #mfm #mfmradio #carte_blanche #inanimaelainine

Publiée par RADIO MFM Officiel sur Jeudi 14 novembre 2019

Carte Blanche : Le problème de la santé au Maroc. On a un problème dont souffrent de nombreux secteurs. Quand on voit un enfant mourir suite à une piqûre de scorpion (en moyenne 120 personnes perdent leur vie par an). Que faire ? se tourner toujours vers l’Etat ? Il nous faut des dispensaires. Les urgences sont débordées par des cas qui peuvent être traités dans des centres de proximité. Qu’on s’inspire du système de santé de Cuba, un pays pauvre qui vit depuis des années sous embargo.

« Ach Waqe3 » est une émission incontournable. Elle est diffusée sur les ondes de MFM Radio de lundi à vendredi, à partir de 12h30. Elle est rediffusée le même jour à 19h30.

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