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« Ach Waqe3 » : l’actualité décryptée par Jamal Berraoui

« Ach Waqe3 » est l’une des émissions phares de MFM Radio traitant  des faits saillants de l’actualité du jour. Elle est décryptée par le journaliste politique et économique Jamal Berraoui.


Cinq sujets sont abordés au cours de cette émission du lundi 18 novembre 2019 :

-Le SG du PJD Saâd Eddine El Othami a déclaré, samedi à Marrakech, que le Maroc  a fait de grandes avancées en matière de participation de la femme dans la vie politique à l’échelon local, régional et national et ce, à l’occasion du lancement du plan Tamkin par l’organisation féminine de son parti.  

« On a fait le système de quotas en 2003. Il a 16 ans et la question est de savoir s’il a fait avancer les choses et donner davantage de femmes dans les bases des partis et organisations ? », lance Berraoui qui estime qu’il y a une hypocrisie chez les élites et les intellectuels à ces sujets et les résultats sont en deçà des attentes et des espérances. Il trouve que la liste nationale des femmes est une rente électorale. Le ministère de l’Intérieur a essayé de remédier aux dysfonctionnements des partis. « Qu’est-ce que nous a apporté la présence de 90 femmes au parlement ? Pourquoi elles ne se mettent pas d’accord pour faire avancer la cause féminine ? L’unique chose sur laquelle elles sont d’accord est la parité. Est-ce raisonnable ? », s’interroge l’analyste de MFM.

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Publiée par RADIO MFM Officiel sur Lundi 18 novembre 2019

Il souligne que la finalité n’est pas la représentativité. Les partis de gauche étaient très en retard sur la question féminine parce qu’on se disait qu’avec l’avènement du socialisme, les problèmes de la femme seront résolus. Les élites féminines Au Maroc ne défendent pas non plus la cause de la femme et ses problèmes. Prenez le cas de l’éducation ou du viol. A-t-on entendu une parlementaire évoquer la question du viol conjugal sous la coupole ? », s’interroge encore Berraoui appelant au passage à faire un bilan et une  évaluation de ce système de quotas.

-Midelt a connu une secousse tellurique d’une magnitude de 5,1 degrés et des chutes de neige. Le comité provincial de vigilance est mobilisé pour faire face à la vague de froid et aux tempêtes de neige. Pour Berraoui, la région est sinistrée. L’armée royale mobilise chaque année un hôpital militaire de campagne. Il  relève le problème lié au chauffage et au pouvoir d’achat du citoyen ; les écoles sont privées de chauffage et les demeures menacent ruine sans oublier les gros problèmes d’infrastructures routières. Berraoui plaide pour une justice sociale régionale car le problème perdure depuis des décennies.

-L’annulation par le Conseil de la ville de Casablanca de l’appel d’offres lancé par l’établissement de coopération intercommunale  pour  l’acquisition de 700 nouveaux bus en raison du coût. Berraoui rappelle qu’on n’a pas la mémoire courte. Quand ils ont signé avec la société Alsa, ils ont affirmé qu’ils ont doublé la mise pour un transport en commun décent  et reviennent sur la signature 14 jours après. Pour l’analyste, ce n’est pas sérieux de la part des responsables qui  gèrent la métropole économique du royaume. C’est une honte de prendre un bus poubelle, s’insurge Berraoui  en soulignant qu’Alsa travaille bien à Rabat et Marrakech ; le problème se pose seulement à Casablanca.

-Omar Balafrej, député de la Fédération de gauche démocratique, a employé un terme qui a déplu aux députés en disant qu’il n’est pas un âne. « Je ne vote qu’une fois ; j’ai lu le texte soumis… », a-t-il dit. Berraoui juge que Balafrej a raison de ne pas voter machinalement soulignant qu’un élu doit être convaincu de la chose avant de donner sa voix. L’analyste affirme qu’un parlementaire qui ne fait pas convenablement son travail ne mérite pas son poste. Il trouve que bien qu’il ne partage pas les positions politiques de Balafrej, il  estime que l’élu fait convenablement son travail en tant que parlementaire. Il est à l’écoute des problèmes des citoyens. Ces derniers doivent assumer leur responsabilité et leur droit de vote et ne pas s’abstenir  d’aller aux urnes lors des échéances électorales.

-Un officier de police de Tétouan en garde à vue pour vol présumé d’une somme d’argent d’un détenu. Berraoui estime que l’installation de caméras dans les postes de police est un acquis. Il rappelle que la loi marocaine stipule la présence d’un avocat lors d’une garde à vue. Il trouve que le problème réside dans l’application et le suivi de la loi. Dans la globalité, cette affaire est l’exception et non pas la règle et touche tous les corps de métiers aussi bien au Maroc que dans d’autres pays, à l’instar de la France ou les Etats-unis.

  • Carte Blanche : La loi de finances de cette année présente un ensemble d’amendements dans les projets qui ont été acceptés. Le gouvernement essaie de respecter le parlement en acceptant certains de ces amendements. L’autre question a trait à la fuite de capitaux. Au lieu d’avoir un débat politique, social et moral, le gouvernement a décidé d’amnistier les détenteurs de fonds à l’étranger avec une amnistie fiscale de 5% et l’année prochaine que ferons-nous ? Attendre encore 5 ans pour que les voleurs paient ? Pour ce qui est des chèques en bois, 98 milliards de dirhams de chèques sont impayés et c’est généralement l’entreprise qui en paie les pots cassés. Le chèque sans provision relève du pénal. C’est un crime et le parlement a violé la loi. L’amnistie est une exception et n’est pas du ressort du gouvernement ou du parlement. La loi donne la possibilité à la douane et à l’administration des impôts de trouver un arrangement avec le fautif. Au Maroc, on récompense les voleurs !

 « Ach Waqe3 » est une émission incontournable. Elle est diffusée sur les ondes de MFM Radio de lundi à vendredi à partir de 12h30. Elle est rediffusée le même jour à 19h30.

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