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« Ach Waqe3 » : l’actualité décryptée par Jamal Berraoui

« Ach Waqe3 » est l’une des émissions phares de MFM Radio traitant  des faits saillants de l’actualité du jour. Elle est décryptée par le journaliste politique et économique Jamal Berraoui.


L’émission de ce vendredi 3 janvier 2020 traite des sujets suivants :

-L’information du jour est l’annonce par le ministère américain de la Défense, de l’assassinat, en Irak de Qassem Soleimani, le redoutable général iranien et chef des gardiens de la révolution et commandant du bataillon Al Qods dans une frappe ciblée sur son convoi près de l’aéroport de Bagdad. Le Pentagone a justifié cette liquidation en affirmant que Soleimani planifiait des attaques contre les bases américaines et l’a rendu responsable de la mort de nombreux soldats américains de la coalition en terre irakienne. Jamal Berraoui commence par dire, en guise de boutade, que le nom de Qassem Soleimani lui rappelle l’ancien grand défenseur de la Renaissance sportive de Settat et de l’équipe nationale marocaine. Plus sérieusement, l’analyste rappelle le parcours militaire de Soleimani et son commandement de la force d’Al Qods. Elle est en relation avec tous les mouvements armés pro iraniens dans les pays de la région. Il est mort avec Abou Mahdi Al Mouhandis, chef  adjoint d’Al Hached Echaabi (forces paramilitaires de mobilisation populaire). Il estime qu’au-delà de cette affaire, le problème est surtout d’ordre politique en relevant que le président américain Donald Trump ne cesse pas de dépasser les bornes.

Tout porte à croire que l’Irak sera le terrain d’affrontement de la première confrontation irano-américaine. La situation est grave surtout avec la décision prise par le leader chiite irakien Moktada Sadr de réactiver sa milice anti américaine, l’armée de Mehdi, dissoute il y a quelques années, observe l’analyste de MFM Radio en relevant qu’El Hached Echaabi et l’armée de Mehdi avaient combattu les forces américaines avant de s’en prendre au mouvement terroriste de Daech. Berraoui note que Donald Trump a pris en charge par cette liquidation la reconstitution des milices en Irak. Chose qui conduira à l’affaiblissement de l’Etat irakien et lui fera perdre sa capacité à contrôler l’ensemble du territoire. Le président américain joue un jeu très dangereux en optant pour la dislocation de l’Irak, son allié dans la région. Joe Biden, le candidat en lice pour la primaire démocrate en vue de l’élection présidentielle de novembre a déclaré dans un communiqué que «le président Trump vient de jeter un bâton de dynamite dans une poudrière, et il doit au peuple américain une explication». Commentant la réaction de l’ancien vice-président démocrate, Jamal Berraoui pense que selon les analystes et experts de la région, ni le régime iranien ni les Irakiens ne passeront sous silence cette frappe sans réagir à cet assassinat de cette ampleur. « Trump a-t-il calculé les répercussions de son acte sur les pays de la région ? », s’interroge l’analyste de MFM Radio en ajoutant que Trump, dans ses bras de fer avec ses adversaires, va jusqu’au bout partant de la conviction que les Etats-Unis sont la première puissance du monde et, de ce fait, son adversaire doit reculer et faire des concessions. Mais il faut s’attendre à une réaction non seulement de l’Iran surtout que Téhéran tire sa puissance de l’arc chiite en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a déclaré, ce vendredi, que la vengeance sera globale. De son côté, le premier ministre irakien a qualifié l’attaque d’atteinte à la souveraineté de son pays et annule les conditions de la présence des forces américaines en Irak. La coalition parlementaire chiite, qui est la plus importante au Parlement irakien, a déposé une motion pour demander le départ des Américains. Motion qui sera approuvée de force, selon Berraoui. Du coup, l’Irak sera confrontée à une crise diplomatique et en sortira le plus grand perdant. Il va vivre des moments sanglants de déchirement et de tueries inter-communautaires comme en 2003. L’analyste fait observer que Hezbollah et d’autres mouvements tenteront d’ouvrir le front israélien. Berraoui évoque le jihad islamique palestinien et non pas Hamas, qui a perdu son grand soutien iranien sans oublier la communauté chiite en Syrie. L’année 2020 sera marquée par le sceau du sang. L’analyste fait observer aussi que cet assassinat ne doit pas nous faire oublier le conflit libyen qui augure une confrontation égypto-turque. Sur le plan géostratégique, Donald Trump joue contre les intérêts de son pays sous prétexte d’affaiblir l’Iran. Trump, par son arrogance et son unilatéralisme, a marginalisé l’ONU et le conseil de sécurité. Ni les Russes ni les Chinois ni les Européens ne s’aligneront sur ses thèses.

Berraoui affirme que  des jours sombres attendent le monde. L’or noir commence à connaître une flambée sur les marchés internationaux. Le pétrole et le gaz sont les poudrières des prochains conflits. et les prix vont connaître des flambées énormes. La flambée du prix du baril aura un impact direct sur l’économie mondiale et marocaine. Le gouvernement marocain est appelé à anticiper. La facture risque d’être trop salée balisant la voie à un marasme planétaire. Il conclut en qualifiant Trump de fou et de va-t’en-guerre qui fait courir au monde de gros risques et espère que l’électorat américain ne lui renouvellera pas son bail de quatre ans à la Maison Blanche.

#آش_واقعأزمة حافلات النقل الحضري بالقنيطرة.. الشركة المفوض لها تسيير القطاع مستعدة لإيجاد حل يحافظ على استمرارية المرفق العمومي.أهم تدابير التحرير والإجراءات التبسيطية التي جاء بها المنشور العام لعمليات الصرف 2020.بتوجيهات" من الرئيس الأميركي دونالد ترامب، قام الجيش الأميركي بقتل قاسم سليماني، قائد "فيلق القدس" التابع للحرس الثوري الإيراني.رفقة ماء العينين عيناني والخبير السياسي والإقتصادي جمال براوي مباشرة على إم إف إمwww.mfmradio.ma#instagram : radiomfmofficiel#achwa9a3 #mfm #mfmradio #carte_blanche #inanimaelainine

Publiée par RADIO MFM Officiel sur Vendredi 3 janvier 2020

-Le quotidien Al Massae rapporte que l’amnistie décidée par le gouvernement sur les avoirs et biens immobiliers détenus par les Marocains à l’étranger commence à donner ses fruits. Les banques s’activent au Maroc et à l’étranger pour démarcher cette clientèle et reçoivent des liquidités de la part de citoyens qui cherchent à régulariser leur situation vis-à-vis de la loi surtout que cette amnistie ne sera plus reconduite. Cette régularisation vient renflouer les caisses de l’établissement bancaire qui ont aussi un grand besoin de liquidités. Pour Jamal Berraoui, les banques, qui ont déjà joué un grand rôle lors de la première opération d’amnistie, ont intérêt à ce que l’argent passe par leurs circuits. Les banques cherchent aussi à accompagner la politique de l’Etat tout en étant dans une concurrence commerciale pour drainer cet argent. Toutefois, l’analyste formule des réserves sur cette amnistie et le message qu’on veut envoyer à l’opinion publique pour la moralisation de la vie publique. Il est facile aujourd’hui de répertorier les avoirs et les biens immobiliers des Marocains à l’étranger. Il est facile de connaître les biens des Marocains à l’étranger. Quant aux méthodes utilisées pour faire sortir l’argent du Maroc, Berraoui dévoile un des créneaux. On procède par la création d’une société à l’étranger et on revient au Maroc où on demande à l’Office des changes qu’on compte importer d’une telle société de tels produits avec des factures fournies par sa société écran. L’Office des changes connaît les mécanismes des fraudes de l’évasion mais les lobbies sévissent, souligne l’analyste.

-A Kénitra, la société de transport urbain Al Karama a publié un communiqué dans lequel elle affirme sa disposition à aider à trouver une solution pour préserver la continuité du service de transport public et à ouvrir le dialogue avec les acteurs concernés et en premier les autorités locales. Al Karama ajoute que ses bus ont été empêchés par d’anciens employés de regagner le centre de maintenance en recourant à des actes de violence. Al Karama affirme avoir porté plainte contre les auteurs de ces actes. L’analyste estime que de tels actes sont répréhensibles et la justice devrait se prononcer dessus. Il relève néanmoins que le problème est entre le Conseil de la ville et la société qui a signé le contrat. La relation entre les deux doit être claire et précise relative à la flotte, les lignes, la fréquence, etc. En fait, il s’agit du respect du cahier de charges avec une commission communale chargée de l’inspection et du suivi. « Il est étrange qu’on nous parle aujourd’hui de dispositions à dialoguer mais que faisaient-ils au cours de ces trois années ? », se demande Berraoui.

On a échoué dans la gestion déléguée. Il nous faut une réflexion globale pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Deux villes, Rabat et Marrakech, se distinguent par le transport public urbain géré par Alsa. « Pourquoi on lui met les bâtons dans les roues à Casablanca ? », s’interroge l’analyste. Il ajoute qu’une partie de la faute revient aux citoyens que la loi autorise à assister à la session mensuelle du conseil de la ville ou de la municipalité pour être au courant des dernières décisions. Il dénonce encore une fois surtout le  silence assourdissant du Conseil de la ville de Casablanca pour communiquer sur les derniers développements du dossier d’Alsa. S’ils ne sont pas capables de gérer, qu’ils remettent le dossier au ministère de l’Intérieur, conclut l’analyste.

Carte blanche : Jamal Berraoui la consacre à la fréquentions des salles de cinéma en France où 243 mille personnes sont sortis voir un film au titre de l’année. Le 7ème art fait partie de la culture française. C’est toute une industrie avec le soutien de l’Etat. Les Français bénéficient de nombre de mesures pour qu’ils soient incités à fréquenter les salles obscures comme les abonnements ou les réductions accordées aux étudiants. Au Maroc, malheureusement, on a laissé les salles mourir. Le coup de grâce a été asséné par l’arrivée de la vidéo. On ne peut pas avoir une industrie cinématographique si on ne s’occupe pas sérieusement à résoudre le gros problème des salles. Berraoui demande une salle de cinéma pour 50.000 habitants. Il nous  faut une vision. On doit comprendre que sans culture, le nouveau modèle de développement n’aura pas de sens. La culture est une locomotive qui aide à lutter contre la violence et l’extrémisme et favorise le vivre ensemble.

« Ach Waqe3 » est une émission incontournable. Elle est diffusée sur les ondes de MFM Radio du lundi au jeudi à partir de 12h30 et le vendredi de 12h à 13h etest rediffusée les mêmes jours à 19h30.

 
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