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« Ach Waqe3 » : l’actualité décryptée par Jamal Berraoui

 « Ach Waqe3 » est l’une des émissions phares de MFM Radio traitant des faits saillants de l’actualité du jour. Elle est décryptée par le journaliste politique et économique Jamal Berraoui.


Dans l’émission de ce mardi 21 janvier, le débat porte sur les sujets suivants:

-La hausse des tarifs référentiels des médecins a soulevé un tollé parmi les citoyens marocains. Le chef de gouvernement Saadeddine El Otmani a approuvé une loi relative à la hausse des tarifs des cabinets médicaux et des cliniques privées. Ainsi, la consultation d’un cardiologue est passée à 350 DH, un neuropsychiatre : de 190 DH à 330 DH, l’échographie est passée de 200 DH à 350 DH, une nuit de soins intensifs : de 1.000 DH à 1.500 DH, en cas de réanimation : de 2.000 DH à 2.500 DH, une nuitée normale d’un patient dans une clinique privée : de 550 DH à 850 DH.

L’analyste de MFM Radio, Jamal Berraoui, tient d’abord à restituer cet acte dans son contexte pour qu’il n’y ait pas de mauvaises interprétations. Les prix appliqués dans la réalité sont beaucoup plus élevés que ceux indiqués ci-dessus, précise-t-il. Le tarif référentiel est celui sur la base duquel le patient est compensé par la protection sociale. Prenons à titre d’exemple les généralistes. Le tarif a été porté à 150 DH. Or, les prix appliqués dans la réalité sont de 300 DH ; rares sont ceux qui sont à 150 DH. De même pour la cardiologue, dont le tarif référentiel est fixé à 350 DH alors que dans la réalité il est à 400 DH au minimum, sans parler des appareils utilisés qui peuvent porter le prix à 1.000 DH. Donc, pour les gens qui disent que le gouvernement à augmenter les prix des consultations médicales, je dis que c’est faux ; cette hausse du tarif préférentiel est appliquée en vue de permettre aux assurés d’avoir une compensation plus importante. Les médecins qui ne se tiennent pas aux tarifs préférentiels ne sont pas conventionnés.

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Publiée par RADIO MFM Officiel sur Mardi 21 janvier 2020

-Le tribunal correctionnel d’Ain Sebaâ a décidé, hier, d’accorder la liberté provisoire à la femme accusée d’adultère avec une caution de 5.000 DH et ce, avant que l’épouse de l’avocat impliqué dans cette affaire retire sa plainte. La prévenue, mère d’une fille de 9 mois, accuse l’avocat d’avoir refusé d’attester la paternité de sa fille, qu’elle a eue de lui suite à un mariage conclu avec la « Fatiha ». Mohamed El Haini, l’avocat de l’accusée plaide pour l’innocence de sa cliente, affirmant que la relation d’un couple qui vit sous un même toit dont l’époux paie le loyer et vit avec son épouse, une relation normale qui a donné naissance à un enfant ne peut pas être considérée comme un adultère.

Jamal Berraoui s’étonne que cet avocat impliqué dans « l’adultère » ignore la loi. L’analyste de MFM Radio rappelle que la loi marocaine a annulé le mariage conventionnel contracté par la « Fatiha ». Ce qu’on y comprend c’est qu’un homme a convaincu une femme d’une liaison dite de la « Fatiha » pour pouvoir l’exploiter sexuellement. Ce qu’on a ici n’est pas un mariage. On sait qu’au Maroc seul l’acte officialise un mariage. Quant à l’attestation de la paternité c’est aujourd’hui très simple grâce à l’ADN.

-Le ministre de la Justice, Mohamed Benabdelkader, affirme que le mariage des mineures n’est plus une exception comme l’attestent les dispositions du code de la famille au regard du nombre important des cas acceptés par la justice. Le ministre a indiqué qu’en 2018, 32.000 demandes de mariage de mineures, dont 26.200 ont été acceptées, soit 81%. Donc, ce n’est plus une exception.

C’est clair que ce n’est plus une exception, confirme Berraoui. Benabdelkader comme je le connais, est un progressiste qui œuvre dans le sens de la protection de l’enfance et des droits de la femme. Mais s’il veut changer cette situation, il d’abord réduire la marge de manœuvre des juges. Ces derniers se voient contraints d’accepter les demandes de mariage des mineures pour les protéger contre la prostitution. Berraoui pointe du doigt aussi des pratiques sociales dans la prolifération de ces cas que les justifient en se référant au fait que l’acte de mariage ne relève pas des préceptes de l’islam. Selon lui, toute mineure mariée est en situation de viol quotidien.

-La Bolivie a décidé, lundi, de suspendre sa reconnaissance de la pseudo « rasd » et de « rompre tous ses liens » avec l’entité factice, a annoncé le ministère des Relations extérieures du pays sud-américain dans un communiqué publié sur son site web officiel. La Bolivie a affirmé également qu’elle adoptera le principe de la « neutralité constructive » à l’égard du conflit artificiel autour du Sahara marocain et qu’elle « œuvrera désormais à soutenir les efforts déployés dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies, en vue d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux principes et objectifs énoncés dans la Charte des Nations Unies ». « La Bolivie est déterminée à construire une relation renouvelée avec le Royaume du Maroc, basée sur le respect mutuel de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale et la non-ingérence dans les affaires internes des deux pays », souligne le communiqué.

La Bolivie n’est pas la seule à avoir pris cette décision, c’est tout un ensemble de pays d’Amérique latine, jadis emportés par un romantisme révolutionnaire, qui ont retiré successivement leur reconnaissance de la pseudo « rasd », rappelle l’analyste de MFM Radio. Dans le passé, ces pays considéraient le polisario comme étant un front de libération et l’Algérie un pays progressiste. Pour eux, le Maroc en tant que monarchie ne peut être que colonialiste. Aujourd’hui, longtemps après la fin de la guerre froide, ils ont changé de perspectives et commencent à voir les choses avec plus de réalisme. Berraoui pense ainsi que c’est la fin du polisario.

Carte blanche : Jamal Berraoui la consacre au nationalisme. Pour lui, il ne s’agit pas uniquement de réagir quand un symbole du pays est touché, mais c’est une pratique quotidienne, une conduite basée sur l’autocritique avant de critiquer les autres. C’est un projet dont tous les citoyens s’engagent pour le bien de la nation. Quand un journaliste ment, ou un fonctionnaire s’absente pendant une demie journée en laissant sa veste en guise de présence, ou agent de police qui fermes les yeux sur une contravention contre une corruption, ce n’est pas du nationalisme.

« Ach Waqe3 » est une émission incontournable. Elle est diffusée sur les ondes de MFM Radio du lundi au jeudi à partir de 12h30 et le vendredi de 12h à 13h et rediffusée les mêmes jours à 19h30.

 
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