Immobilier résidentiel

Acquisitions : les MRE bientôt au bout de leur peine ?


Le département de l’Aménagement du territoire national et celui chargé des MRE, planchent sur les moyens de faciliter l’acquisition de biens immobiliers aux Marocains résidant à l’étranger. Les nombreuses affaires d’escroquerie ayant énormément écorné l’image du secteur, l’initiative saura-t-elle faire revenir la confiance ?

Nezha El Ouafi, Ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l’étranger, veut encourager les MRE à investir dans l’immobilier marocain. En collaboration avec Nouzha Bouchareb, ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, les deux départements auraient décidé de renforcer la communication avec les MRE sur toutes les mesures prises pour « faciliter et simplifier les procédures d’investissement ou d’acquisition de biens immobiliers ». L’objectif de cette démarche étant « d’encourager les Marocains du monde à investir dans le secteur de la construction et de l’immobilier », relève la même source, rapporté par un média en ligne. Cette communication devrait entre autres porter sur les mesures prises dans le cadre de la Loi de finances rectificative 2020, qui ont introduit une exonération totale des droits d’enregistrement au profit des acquéreurs de logements réalisés dans le cadre des programmes du logement d’habitat social à 250 000 dirhams, du logement à coût réduit à 140 000 dirhams. La limite pour bénéficier de telles dispositions étant fixée au 31 décembre 2020.

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Si l’intention est bonne, il n’est en revanche pas sûr qu’elle change la donne plus que cela. Car le désamour entre les MRE et l’immobilier marocain est profond, illustré par de nombreuses affaires d’escroquerie immobilière dont la plus médiatique qui a défrayé la chronique est l’affaire Madinat Badès, à Al Hoceima. Une affaire qui a éclaté depuis 2014 et dont on ne connaît pas toujours bien l’aboutissement final. Plus récemment, c’est une autre escroquerie qui a secoué le monde de l’immobilier, l’affaire Bab Darna Immobilier, dont le patron a été appréhendé dans un scénario digne d’un film hollywoodien. Une affaire de vente sur plans à un millier d’acheteurs de magnifiques futures villas à Casablanca alors que le promoteur ne dispose ni de titre foncier, ni de permis, de construire. Les cas de filouterie immobilière sont nombreux et il urge d’abord de restaurer la confiance entre acheteurs et promoteurs immobiliers, avant de communiquer sur les incitations à investir que propose l’État. Et ce, à travers un dénouement des affaires encore pendantes devant la justice, la sanction des fraudeurs et la restitution si possible ou des mesures alternatives pour les acquéreurs MRE, et par les acquéreurs tout simplement. Ce sera le premier palier pour un retour plus ou moins en masse des MRE sur le marché immobilier, pour une participation à la relance post-Covid.

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