Justice

Affaire Mohamed Aït Benali : guerre de communiqués

Le feuilleton Drapor, filiale du Groupe SATRAM (prestataire de logistique intégrée au service de l’industrie pétrolière au Gabon et dans le Golfe de Guinée), relatif à la bataille opposant la famille Jakhoukh, fondateur du groupe, à Mustapha Aziz, un proche de la famille qui dirige actuellement Drapor, semble se poursuivre… Mais cette fois-ci sur le front de l’affaire Mohamed Aït Benali. Ce directeur général de SATRAM SA et trois autres personnes ont été arrêtés par les autorités gabonaises. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt au niveau national et international. La justice marocaine l’accuse d’abus de confiance et de l’usage de mauvaise foi des fonds et créances de SATRAM en plus de la gestion illégale et sans qualité de SATRAM EGCA. Ainsi, la famille Jakhoukh et Mustapha Aziz ont sorti deux communiqués.


Le premier est signé SATRAMMARINE dirigée par Mustapha Aziz. Ce communiqué annonce que la société apprend avec soulagement l’arrestation de Mohamed Aït Ben Ali et de ses coaccusés. Il ajoute que cette arrestation permettra d’évaluer plus précisément l’étendue des détournements faramineux qui dépasseraient 600 millions de DH au Maroc et 150 millions d’euros au Gabon.

De son côté, SATRAM, dirigée par la famille Jakhoukh, a réagi cinq jours après à ces informations « dont la crédibilité reste à prouver ».
SATRAM explique que les familles Jakhoukh et Alj, uniques détentrices du capital de SATRAM SA, n’ont décelé aucune braderie des biens de leur société ni initié aucune action à l’encontre de Mohamed Ait Ben Ali, son directeur général dont le mandat, toujours en cours, ne souffre d’aucun vice légal. Les deux familles ajoutent qu’elles prennent acte de l’interpellation de Ait Ben Ali dans le cadre d’une enquête judiciaire dont les motifs leur sont inconnus et attendent de connaître les suites de l’affaire.

Suite à cette interpellation et afin d’assurer la continuité des activités des deux sociétés et de garantir le service à leurs clients et le respect de leurs engagements auprès des banques, organismes de crédit, assurances, fournisseurs et autres partenaires pendant la période d’indisponibilité du directeur général, les conseils d’administration de EGCA SA et SATRAM SA se sont réunis en urgence pour adopter les mesures idoines, détaille le communiqué.

De plus, les sociétés EGCA SA et SATRAM SA déclinent toute responsabilité pouvant résulter de l’implication directe ou indirecte et à titre purement personnel de tout dirigeant en son sein dans des activités étrangères à leurs objets sociaux.

Les deux familles tiennent aussi à préciser que les sociétés EGCA SA et SATRAM SA existent distinctement et ne sont pas constituées en groupe, la totalité du capital de EGCA SA est détenue à parité et exclusivement par les familles Alj et Jakhoukh tandis que le capital de SATRAM SA est entièrement détenu par la société EGCA SA, la famille Jakhoukh et la famille Alj.

Enfin, les familles Alj et Jakhoukh, solidaires, ne peuvent passer sous silence l’abjecte propagande d’un certain « légataire universel » se désignant prétentieusement comme « compagnon de mute » de feu Lahcen Jakhoukh .

 
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