Afrique

Africités 2018 : Une gestion financière rationalisée pour un développement durable

Rationaliser la gestion de la finance locale des villes et des gouvernements locaux africains est la clé à un accès rapide au développement durable. Voici l’une des principales recommandations ressorties d’un atelier sur le financement des infrastructures en Afrique.


Les participants à cet atelier organisé, jeudi à Marrakech dans le cadre du 8ème Sommet Africités, ont par ailleurs plaidé pour l’examen de nouvelles formules de mobilisation des ressources financières pour répondre aux besoins grandissants des habitants du continent notamment dans le domaine social, de l’enseignement, du logement et de la santé.

Intervenant à cette occasion, Beryl Mphakathi, directrice municipale adjointe d’EThekwini (Durban) a présenté l’expérience de cette ville d’Afrique du Sud dans le domaine de la gestion des finances locales.

La responsable sud-africaine a dans ce sens fait état de l’adoption d’une stratégie multidimensionnelle qui vise un seul objectif, à savoir la réalisation du développement durable et le renforcement de l’accès aux services publics pour tous.

Cette stratégie est basée sur la rationalisation de la dépense et de l’affectation des ressources financières dans le cadre de la bonne gouvernance, a-t-elle dit, ajoutant que l’approche consiste également à impliquer le secteur privé et les organisations de la société civile dans la définition des besoins et des priorités en matière d’infrastructures, notamment à caractère social.

Pour sa part, le maire de Berbera (Somalie), Abdishakur Mohamed Hassan, a donné un exposé sur la stratégie adoptée par les responsables locaux de la ville pour assurer sa mise à niveau économique et sociale à travers l’exploitation des ressources financières générées par le port de la ville qui constitue un important point de transit pour les bateaux qui traversent le golfe d’Aden.

Faute de moyens financiers pour moderniser le port, les autorités locales, en coordination avec le gouvernement central, ont conclu des partenariats avec des organismes internationaux pionniers dans le domaine maritime, ce qui a contribué à stimuler le trafic au port, et partant généré plus de ressources et créé de nouvelles opportunités d’emploi.

De son côté, le maire de Tenkodogo (Burkina Faso), Harouna Ouelogo, a passé en revue les difficultés qui entravent le développement de la ville en raison de la rareté des ressources financières, relevant que face à cette situation, les autorités locales ont noué des partenariats avec plusieurs institutions financières internationales dont la Banque Mondiale pour pouvoir relever les défis sociaux auxquels fait face la ville.

Les travaux de cet atelier ont porté sur les pratiques innovantes mises en œuvre par différentes villes africaines pour améliorer les finances municipales et sur les principales tendances récentes en matière d’amélioration des finances municipales.

Challengenews
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