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Afrique Câbles monte en puissance à l’export

2018 va marquer un tournant important pour cette entreprise qui fabrique, entre autres, les batteries de marque Electra.


Afrique Câbles va en effet opérer une montée en puissance. La filiale du groupe Ynna Holding prépare le terrain pour une augmentation de sa capacité de production, actuellement de 300.000 unités par an, pour atteindre les 500.000 unités d’ici la fin de l’année. L’objectif de cet investissement est de faire face à une demande de plus en plus importante du marché international et aussi de s’attaquer à de nouveaux marchés aussi bien en Afrique, en Europe qu’au Moyen-Orient. Il s’agit de marchés sur lesquels opèrent déjà les géants mondiaux de la production de batteries tels que l’américain Johnson Controls, ou encore le japonais Panasonic. Mais, l’entreprise a sa recette pour tirer son épingle du jeu : tout miser sur la R&D en vue d’innover pour s’imposer. « C’est grâce à la Recherche & Développement que nous allons pouvoir tirer notre épingle du jeu face aux mastodontes du marché. Nous croyons fortement à la R&D et à l’innovation », assure Mohammed Lacham, directeur général d’Afrique Câbles. Dans ce sens, Afrique Câbles a entamé ses investissements. Ainsi, jusqu’à présent, l’entreprise a investi pas moins de 150 millions de DH, avec une grosse part consacrée à la R&D. La filiale d’Ynna Holding s’est dotée d’un laboratoire avec des équipements dernier cri et à la pointe de la technologie, et a recruté des ingénieurs. « Nous avons nos propres ingénieurs. Nous avons une équipe projet qui travaille spécifiquement pour le développement parce que la batterie est un produit très technique et dont les performances exigées par les constructeurs automobiles sont trop importantes. Nous faisons les tests sur nos batteries ici, et ensuite, nous les envoyons à un autre laboratoire spécialisé en Roumanie pour compléter les tests, qui peuvent durer quatre mois», explique le DG d’Afrique Câbles. « Pour réussir ces tests, il est évident qu’il faut déjà une R&D bien étoffée à l’amont afin de gagner du temps sur le processus d’homologation », ajoute-t-il. Force est de souligner qu’en plus d’avoir créé son propre laboratoire de R&D, l’entreprise a aussi noué un partenariat avec la fondation MAScIR ( Moroccan Foundation for Advanced Science, Innovation and Research) qui est une institution publique ayant pour objectif la promotion de la recherche scientifique et le développement technologique en vue d’accompagner le développement du Maroc et intervenant dans plusieurs secteurs tels que l’agro-industrie, l’agriculture, l’énergie, l’eau, l’environnement, la santé, etc.

R&D, la locomotive d’Afrique Câbles
Cette synergie permet à la filiale d’Ynna Holding de compléter son champ d’innovations en vue d’anticiper les besoins du marché. D’ailleurs, les deux partenaires travaillent actuellement sur une nouvelle génération de batteries qui viendra compléter la gamme de produits de l’entreprise. « Avec Mascir, nous avons développé un additif que nous avions l’habitude d’importer. Cet additif statue sur les performances de la batterie. Nous serons très bientôt en mesure de fabriquer localement, avec des matières premières marocaines, cet additif et donc devenir indépendants. Les recettes seront brevetées entre Mascir et notre entreprise », détaille Mohammed Lacham. L’entreprise a notamment été récompensée pour ses efforts dans la R&D avec le Premier Prix de la Compétitivité – Prix du Partenariat Université Entreprise qu’elle a récemment décroché dans le cadre de la 5ème édition de cet événement lancé en 2010 par le ministère de l’Education nationale, et le ministère de l’Industrie, en partenariat avec la Mascir. Il va sans dire que l’enjeu est de taille pour Afrique Câbles, qui est devenue depuis 2017 fournisseur officiel de batteries pour le groupe Renault. Il est à rappeler aussi que la filiale du groupe Ynna Holding vise aussi le groupe PSA pour intégrer la liste des fournisseurs du futur site de production de Kénitra. Selon Mohammed Lacham, Afrique Câbles fournira le site de Kénitra. « Nous avons de grandes ambitions dans le secteur automobile et aussi à l’export. Et sans la R&D, nous ne pourrons pas résister et faire face à la concurrence des géants mondiaux », souligne le top management. Concernant le volet Export, notons que l’entreprise est déjà présente sur 7 marchés (quatre pays au Moyen Orient et 3 en Afrique). La filiale veut exporter ses batteries dans de nouveaux pays pour porter le total à 20 marchés à l’export d’ici fin 2018. « Pour cela, nous allons investir pour augmenter notre capacité de production à 400.000 voire 500.000 unités cette année », détaille le top management, ajoutant que l’objectif à l’horizon 2020 est d’atteindre 1 million d’unités par an. L’entreprise prévoit aussi d’investir 50 millions de DH dans les deux prochaines années. « Nous sommes toujours dans un cycle constant d’investissement », fait remarquer le directeur général. L’impact de tous ces investissements sur le chiffre d’affaires de l’entreprise est énorme. Aujourd’hui, Afrique Câbles a atteint quelque 160 millions de DH de chiffre d’affaires, et entend porter ce chiffre à 400 millions de DH d’ici 2020.

 
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