Micro-finance

Al Amana : une détente substantielle du coût du risque

L’heure est à la maîtrise des risques pour le secteur de la Microfinance au Maroc. Le principal acteur est un modèle à suivre en matière d’inclusion financière.


L’exercice 2019 est indéniablement marqué par une baisse quasi-généralisée du coût du risque chez ces acteurs de l’inclusion financière par excellence, à commencer par le leader incontesté parmi eux. Aussi, Al Amana qui contrôle plus de 40% de parts de marché en termes de crédits distribués par les Institutions de Micro Finance (IMF), a vu son risque de crédit divisé par dix entre 2018 et l’année qui vient de s’achever. Mieux encore, pour la première fois depuis 2006, le PAR (Portefeuille à Risque à jours) à 30 jours qui correspond à l’ensemble des créances non encore recouvrées auprès d’un client dont le prêt enregistre au moins une échéance impayée depuis 30 jours, est tombé sous la barre de 1% chez cette institution plusieurs fois primée à l’international pour sa contribution à l’inclusion financière au Maroc.

Il faut dire qu’à l’instar de l’ensemble des IMF qui ont subi le retour de manivelle des années euphoriques 2000-2006, cet indicateur majeur du risque de non recouvrement encouru par l’activité de microcrédit, avait repris du poil de la bête pendant un cycle d’au moins six ans, avec un pic en 2010 où il avait pointé à 7,41% (en moyenne pour l’ensemble du secteur), soit un total de créances à risque tout acteur confondu de près de 350 millions de DH. Certains IMF, comme l’association Zakoura, n’ont tout simplement pas survécu à cette évolution.

L’autre bonne nouvelle pour Al Amana en 2019, en attendant les chiffres définitifs d’une année un peu mitigée, a été l’amélioration significative de la solvabilité avec un ratio Fonds Propres / Encours de crédit qui a dépassé les 50% (plus précisément à 55%) en enregistrant la meilleure performance sur ce registre depuis plus de dix ans. Ceci alors que la production de crédits a marqué le pas en se repliant à 2,45 milliards de DH (-3% par année glissante), soit la plus mauvaise performance au cours des quatre dernières années.

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