Eau

Ali Fassi Fihri vante l’expérience marocaine

Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE), est satisfait de l’expérience marocaine en matière de gestion des ressources en eau, d’accès à l’eau potable, de protection de l’environnement, d’assainissement et de réutilisation des eaux usées. Il va jusqu’à préconiser son partage.


Le Maroc a réalisé un immense progrès en matière de l’eau sous la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, en adoptant une réforme profonde permettant au Maroc de se positionner au cœur du développement de l’Afrique, a souligné le DG de l’ONEE à l’ouverture des Assises de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) organisées sous le thème « Eau et assainissement en Afrique : défis et perspectives ».
Ces Assises africaines de l’eau, l’une des premières réunions inter africaines après le retour du Maroc à l’Union Africaine (UA), confirment l’engagement du Maroc en faveur du renforcement de la coopération Sud-Sud notamment dans les domaines où l’expérience marocaine est avérée, a-t-il relevé.

En s’inscrivant de manière très forte dans la stratégie nationale qui a fait de l’Afrique une priorité stratégique, l’ONEE a construit des relations de partenariat durables et structurées avec plusieurs sociétés d’eau dans le continent africain, a-t-il déclaré, notant que ces relations s’appuient sur les valeurs de la coopération Sud-Sud, de la solidarité et du développement humain.

Ali Fassi Fihri a fait savoir que la stratégie de l’intervention de l’ONEE en Afrique repose principalement sur l’accompagnement et l’assistance technique au profit des opérateurs d’eau africains ainsi que le renforcement de leurs capacités techniques et managériales dans l’objectif de leur permettre d’améliorer leurs performances et assumer pleinement leur mission pour garantir l’accès à l’eau potable des usagers.

Parmi les domaines de coopération figurent aussi l’analyse microbiologique et chimique des eaux, la lutte contre les effets de l’eutrophisation des retenues de barrage par l’utilisation de la carpe argentée de Chine comme solution biologique et la prévention de la problématique de dégradation de la qualité des eaux, outre l’optimisation des procédés de traitement et d’épuration des eaux, a-t-il ajouté.

A cette occasion, le DG de l’ONEE a mis en relief le rôle de l’Institut de l’Eau et de l’Assainissement relevant l’ONEE, activement engagé en matière du renforcement des capacités et de l’assistance technique aussi bien au niveau national qu’africain et arabe. Dans le cadre de la coopération triangulaire et avec l’appui de partenaires tels que l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), la Banque Islamique de Développement (BID), la Coopération espagnole et la Coopération belge, l’Institut réalise en moyenne 25 sessions de formation chaque année pour plus de 200 bénéficiaires en provenance de la plupart des pays africains, a-t-il souligné. L’ONEE renforce, à travers cette nouvelle mission, sa position d’acteur de référence pour le développement du secteur de l’eau dans le continent et développe davantage sa présence en Afrique en s’appuyant sur les valeurs de la coopération Sud-Sud, a-t-il conclu.

Initiées par l’ONEE, ces Assises se tiennent du 13 au 17 février 2017 à Skhirat et à Rabat. Elles connaîtront la participation de plus de 200 décideurs en provenance d’Afrique francophone et anglophone. Cette rencontre continentale et internationale sera l’occasion pour les responsables africains de débattre des défis auxquels le continent africain fait face en termes d’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement, ainsi que des perspectives visant à améliorer l’accès à ces services de base indispensables pour le développement durable du continent.

 
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