Blog de Jamal Berraoui

Angoisses (Par Jamal Berraoui)

Les étudiants ont le nez dans le guidon, les examens étant très proches. Les parents angoissent pour l’avenir. Le recours à l’enseignement supérieur privé est de plus en plus fréquent. Il est censé être de meilleure qualité que ce qu’offre l’université. Il est surtout un moyen de compenser l’extrême sévérité de la sélection à l’entrée des écoles d’ingénieur ou de commerce.


Il n’y a aucun moyen, pour un père, d’être sûr du choix de l’école ou de l’institut. Le Maroc n’a pas l’habitude des classements au nom d’une idée discrète du savoir, de la connaissance et du refus d’en faire une marchandise. Des centaines de diplômés sont au chômage depuis plusieurs années. Les grandes entreprises escortent automatiquement des écoles qui ont pourtant pignon sur rue.

Il paraît qu’une nouvelle charte est en préparation pour mieux organiser ce secteur. Il serait bon d’y inclure la nécessité de l’information sur le contenu du cursus, les débouchés, le taux de chômage parmi les promotions précédentes.

Lahcen Daoudi, le ministre du supérieur, doit ouvrir un autre chantier : celui des formations courtes mais qualifiantes. Des bac+2 professionnels. Les besoins existent chez les entrepreneurs, souvent obligés d’offrir de tels emplois à des surdiplômés, qui les acceptent à contrecœur et, en majorité, ne donnent pas satisfaction, parce que démotivés.

Les angoisses des parents, des élèves, sont démultipliées à la fois par le manque d’informations, de structures d’orientation et par l’éventail réduit des cursus proposés. Certaines formations généralistes, la biologie – géologie, par exemple, n’ont pas lieu d’être pour qui veut s’arrêter à la maîtrise. Pourtant des centaines de bacheliers s’y inscrivent chaque année avec le spectre du chômage.

Pour l’instant, souhaitons bon courage aux élèves et espérons que les examens et leur organisation ne soient entachés d’aucune irrégularité.

Les surveillants doivent combattre la triche, acte anti citoyen, de manière implacable, parce que c’est une plaie.

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