Banques

Attijariwafa Bank, toujours rentable


Attijariwafa Bank clôt le premier semestre 2015 sur une bonne dynamique. Avec des bénéfices nets de 2,3 milliards de DH, le groupe dirig­­é Mohamed El Kettani défie la conjoncture nationale et régionale. 

« 1er financier de l’épargne, 1er collecteur de l’économie, 1er réseau de services bancaires et financiers au Maroc et en Afrique », Attijariwafa Bank ne lésine pas sur les adjectifs ordinaux pour qualifier le bon comportement de ses activités au cours de la première moitié de l’année.

Le groupe a réussi à dégager des bénéfices nets de 2,3 milliards de DH, en hausse de 2,2% en glissement annuel. Une prouesse aux dires mêmes du management du groupe qui se plait à rappeler, dans sa communication financière publiée ce mardi 8 septembre, que cette performance est à replacer dans « un environnement caractérisé par la poursuite du ralentissement de la demande de crédits et du durcissement des réglementations bancaires dans les différentes pays de présence ». Les chiffres publiés par le groupe font ressortir en effet une légère baisse des crédits distribués de 0,8 %.

S’il y a donc un surcroît de crédit à accorder, c’est plutôt à la prudence dont a fait preuve le groupe en matière de gestion des risques. En menant une politique de couverture anticipée des créances sensibles par des provisions, la filiale du Groupe SNI a réduit son coût du risque de 25,9%. Ce qui permet au groupe privé marocain d’accroître son résultat net consolidé de 3,3% à hauteur de 2,8 milliard de DH ; une performance qui aurait pu être meilleure si les charges d’exploitation n’avaient pas grimpé de 5,4%. A noter que le produit net bancaire s’est maintenu autour de 9,8 milliard DH, en raison de la baisse de 18,5% des résultats des activités de marché.

« Résilience des revenus », Attijariwafa Bank fait preuve également d’une bonne solidité financière, reflété par un niveau de fonds propres en hausse de 5,9%, soit 40,6 milliards de DH. Pour clore l’année en 2015 sur cette dynamique, le groupe entend concentrer ses efforts sur la « stimulation des crédits », notamment en faveur des PME et des TPE.

 
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