Sport

«Au commencement, était le verbe»

De l’importance de la prise de parole


Motiver, encadrer, orienter, convaincre, pousser quelqu’un à la performance ou, au contraire, le décourager et le démoraliser tout cela, au départ, se fait à l’aide de la parole.

Que seraient les harangues, les discours, qu’ils soient politiques ou militaires sans le pouvoir de l’éloquence et donc de la parole.

En sport, on parle (c’est le cas de le dire) de discours mobilisateur, c’est celui qui va pousser tout un groupe vers le même objectif.

La littérature abonde d’exemples tout au long de l’Histoire.

La parole de Jésus (Issa) et le fameux serment sur la Montagne dont la Bible, a fait un moment, voire un monument, dans le cheminement de la Foi.

Si on a cité Jésus, fils de Myriam, c’est à dessein, pour ne point verser dans l’ignorance, source de tous les excès et la religiosité frileuse qui permet toutes les dérives.

Ceux qui ont pris la peine de respecter et de comprendre tous les Livres Saints, sauront de quoi on parle.

« En sport, la compétition sur le terrain est toujours précédée d’une parole mobilisatrice »

Revenons à des discours qui de tous temps, de toutes les époques, en toutes circonstances, ont été utilisés pour d’abord, retenir l’attention, et ensuite séduire.

Le discours peut être positif quand il pousse l’être humain vers le meilleur de lui-même et donc à se dépasser.

De l’Antiquité avec Cicéron, qui galvanisait la foule au temps des César, à notre Maroc avec les discours de nos Souverains dont celui de la Marche Verte où Feu Hassan II mena le peuple aux retrouvailles avec nos racines sahariennes.

Que serait le monde si les discours n’y avaient pas existé ?

Le Général de Gaulle en avait fait un style de gouvernance qui lui a brillamment réussi, avec surtout le fameux appel de Londres (1944) qui créa la Résistance Française et permit à la France de ne plus être l’Etat vaincu et occupé par le nazisme, mais celui qui va se ranger auprès des pays alliés pour se libérer de l’infamie.

En sport, la compétition sur le terrain est toujours précédée d’une parole mobilisatrice. Savoir parler, c’est déjà le départ pour la victoire. C’est pour cela qu’il faut respecter des techniciens comme le célèbre Mourinho, qui avait déclaré que jamais il n’accepterait d’être le sélectionneur ou un entraîneur d’équipe dans un pays dont il ne parlerait pas la langue, était dans le vrai.

Combien de coachs ont l’honnêteté de reconnaitre qu’on a autant besoin de leur parole que de leurs compétences techniques.

Dans l’histoire du foot national il y eut une exception ? Un seul coach a pu réussir sans connaître un traitre mot ni en arabe ni même en français, il s’agit de Mehdi Faria, brésilien qui jamais, ne put se départir de sa langue portugaise natale.

C’est l’exception qui confirme la règle et encore, car Faria a regretté de n’avoir jamais pu s’exprimer compréhensiblement, avouant un jour que s’il parlait la langue du pays il aurait échappé à pas mal de traquenards.

Last but not least, un homme de parole, qui a fait du langage mobilisateur son métier, puisqu’il a été éducateur et journaliste, a réussi à ramener dans les jeux Africains organisés récemment au Cap Vert, la première place pour le Maroc, avec une délégation composée de sportifs et sportives dans des disciplines relatives aux sports de plage et de la mer.

Si on vous dit que c’est de Kamal Lahlou qu’il s’agit, vous comprendrez l’importance d’avoir dans les compétitions quelqu’un qui sait de quoi il parle.

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