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Banques coopératives : Un modèle prometteur

2012 a été décrétée par l’ONU comme étant «l’année des coopératives». Les banques ayant adopté ce modèle affichent une bonne santé, mais se retrouvent face à des défis majeurs, notamment avec le durcissement des dispositions réglementaires.


Aujourd’hui, les banques coopératives de par le monde se retrouvent face à des défis majeurs. Et afin d’y apporter des réponses, celles-ci se sont donné rendez-vous pour la deuxième fois dans la ville ocre, à l’occasion de son 28ème congrès de la Confédération Internationale des Banques Populaires, tenu ces 22 et 23 octobre. Avec l’avènement prochain de Bâle 3 et le resserrement de la réglementation bancaire, les banques coopératives se retrouvent devant un nouveau challenge. Les nouvelles règles prudentielles notamment, ne prennent généralement pas en considération les spécificités de ce modèle bancaire, «notamment en ce qui concerne la part sociale qui constitue le véhicule essentiel de notre capitalisation et le rôle du client-sociétaire dans les périodes de crise», explique Mohamed Benchaâboun, PDG du groupe Banque Populaire. Les banquiers «coopératifs» ne voient pas d’un bon œil toutes ces mesures restrictives. Plusieurs craignent une invasion des banques «classiques» qui investissent de plus en plus des créneaux jusqu’ici réservés aux banques coopératives, poussées à cela par la crise, mais aussi par une réglementation qui vise la séparation entre l’activité d’intermédiation et celle de marché. Mais dans un contexte de plus en plus concurrentiel, ces banques d’un genre spécial ont toutes leurs chances. «Nous avons les capacités de montrer que nous pouvons être meilleurs que la moyenne des autres banques», assure Olivier Klein, DG de la BRED Banque Populaire (France). Ces banques bénéficient en effet d’un atout non-négligeable : une taille plus «humaine», puisqu’il s’agit en général de banques régionales qui se regroupent au niveau national, ce qui leur permet d’être plus réactives et plus proches de leurs clients-sociétaires.

La bonne gouvernance :  un enjeu important
La plupart des représentants des banques populaires du monde ont attiré l’attention sur l’importance de disposer d’une bonne gouvernance. Et la formation des administrateurs constitue un enjeu majeur dans ce cadre. Des discussions sont notamment engagées au sujet de l’introduction d’administrateurs indépendants. Mais certains considèrent cela comme étant antinomique avec l’esprit même de ces types d’établissements. La question de la représentativité des femmes, mais aussi des jeunes dans les conseils d’administrations est aussi soulevée avec insistance. Il est clair que ce modèle particulier de banques se pose devant des défis majeurs aujourd’hui. Mais tous les acteurs restent confiants quant à la capacité de celles-ci d’évoluer et de s’adapter à un environnement économique mondial changeant, voire incertain.

 

65 %
C’est le taux de bancarisation visé au Maroc à l’horizon 2016.

 
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