Finance

Boussaid: « l’Etat créancier fera des efforts pour accompagner la Samir mais sans chantage ou pression »

Boussaid: « l’Etat créancier fera des efforts pour accompagner la Samir mais sans chantage ou pression »


Invité hier du forum de la MAP, Mohammed Boussaïd, ministre de l’Economie et des Finances a abordé plusieurs dossiers brûlants, notamment la Samir. Répondant à une question de challenge.ma sur la situation des arrières du raffineur  qui comprennent les dettes à l’égard de l’administration des douanes et des impôts indirects et celles de la DGI, le ministre a déclaré que l’Etat créancier fera des efforts pour accompagner cette société mais sans chantage ou pression. Les actionnaires doivent d’abord honorer leurs engagements et procéder à l’augmentation du capital. Le chiffre qu’ils avaient annoncé était d’environ 10 milliards de dhs.

CMR : des déficits de 3 milliards de DH

D’après les réponses de Boussaid aux journalistes lors de la rencontre de la MAP, le Conseil du gouvernement procédera jeudi prochain à l’examen du projet de loi relatif à la réforme du système des pensions civiles géré par la caisse marocaine des retraites. Les déficits enregistrés au niveau de ce système ont atteint 236 millions de dhs en 2014  et atteindront 3 milliards après l’arrêté des comptes  de 2015.  Sans mesures paramétriques les déficits s’aggraveraient en 2016 et pourraient atteindre 8,6 milliards de dhs.

Décompensation du sucre: une intention plutôt qu’une décision

Les propos du ministre concernant la levée de la compensation sur le sucre ont fait apparaître le terme « intention » au lieu de « décision ». Il  y a une « nnia » de décompenser progressivement ce produit qui profitent essentiellement aux industriels des boissons sucrées et de confiseurs. Les montants qui seraient gagnés  seraient affectés à l’action sociale et notamment aux hôpitaux.

Retraites des parlementaires et ministres: « un débat sain »

Évoquant la question des retraites des parlementaires et des ministres, le ministre de l’économie et des finances a considéré que le débat autour de ces questions est « saint » (sehhi). La nuance est de taille après les propos tenus par sa collègue Charafat Afilal.  Le parlement est dans le devoir d’étudier  les moyens de régler la question de l’amenuisement des réserves devant garantir l’équilibre de leur caisse de retraite. En 2014, la chambre des représentants n’avait comme réserves que 74 millions de dhs et celles des conseillers que 227 millions de dhs. Des mesures paramétriques dures attendent les parlementaires pour sauvegarder leur pension de retraite.

 
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