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Brésil : Dilma Rousseff dénonce un coup d’Etat

La présidente brésilienne Dilma Rousseff a quitté officiellement le pouvoir, jeudi, quelques heures après que le sénat se soit prononcé en faveur de sa suspension pendant 180 jours et de l’ouverture d’un procès à son encontre. Dans une intervention de 14 minutes, la dernière avant l’ouverture du procès qui doit définir si la présidente brésilienne a commis des irrégularités budgétaires justifiant sa destitution définitive, Mme Rousseff a défendu le bilan économique, social et politique de son mandat écourté, en se disant victime d’une « conspiration » de l’opposition et d’une « farce politique ». « Mon gouvernement a été la cible d’un sabotage intense et incessant. L’objectif était clairement m’empêcher de gouverner et de créer ainsi un environnement favorable au coup d’Etat », a-t-elle affirmé, entourée des employés du palais du Planalto siège de la présidence. « Je n’ai pas commis de crimes, je n’ai pas de comptes à l’étranger », a poursuivi Mme Dilma, en affirmant qu’ »il n’ya pas de justice plus dévastatrice que celle qui condamne les innocents ».


Après avoir qualifié de coup d’Etat le processus de destitution lancé à son encontre, elle a mis en garde contre de possibles écarts contre la démocratie de la part d’un gouvernement « né d’une mise en accusation frauduleuse ». La voix tremblante, l’ancienne guérillera brésilienne a promis de continuer à lutter pour son mandat, en affirmant que les actes qui lui sont reprochés, à savoir le pédalage fiscal, étaient des actes nécessaires et légaux. « Nous allons montrer au monde qu’il y a des millions de partisans de la démocratie dans notre pays ( …) Je ne renoncerai jamais à me battre », a-t-elle déclaré avant de quitter la palais du Planato, pour s’adresser à des centaines de partisans qui l’attendaient à l’extérieur pour lui signifier leur soutien.

 
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