Interview

Brice Jakubowicz : «Nous avons offert un maximum de flexibilité à nos clients»

L’événementiel haut de gamme, domaine exigeant un haut niveau de rigueur professionnelle, a été parmi les premiers à subir l’impact de l’épidémie du coronavirus. Ceci dit, l’étape post-crise sanitaire promet une bonne relance du marché. Serein et confiant, Brice Jakubowicz, directeur général de Delight Event Management, se dit prêt à affronter les changements en garantissant la qualité de service qui a fait la renommée de son entreprise. Interview.  


Comment gérez-vous votre activité dans ces circonstances de crise sanitaire ?

Notre priorité repose sur la santé de nos collaborateurs et de nos clients. Nous avons donc invité l’ensemble de nos équipes à se confiner très rapidement. Le confinement et l’isolement sont importants dans la lutte contre le Coronavirus. A ce titre, nous avons décidé de limiter les contacts susceptibles de favoriser la propagation du virus et avons fermé nos bureaux et nos entrepôts, dès le 16 mars.

Afin de minimiser les annulations, nous avons offert un maximum de flexibilité à nos clients et les avons encouragés à reporter leurs événements à des dates ultérieures, aux mêmes conditions.

Les équipes fonctionnelles restent disponibles grâce au télétravail, afin d’assurer la gestion de leurs différents dossiers et des nouvelles demandes. Quant aux activités des équipes opérationnelles, elles ont été suspendues.

Quel est l’impact de cette pandémie sur le secteur de l’événementiel haut de gamme ?

L’événementiel a été l’un des premiers secteurs à subir les effets de la pandémie et nous serons probablement, l’un des derniers à pouvoir reprendre une activité vertueuse. Les mesures gouvernementales prises bien avant le confinement, quant aux regroupements de personnes, ont mis un arrêt brutal aux activités. Les restrictions de voyage vont garder notre industrie en stand-by pendant encore quelques mois.

Quelle stratégie avez-vous adoptée en vue d’une gestion optimale de vos ressources humaines ?

Notre priorité était de conserver les emplois et de protéger nos équipes. Nous avons rapidement établi un prévisionnel financier afin de maintenir l’ensemble de nos salariés – CDI, CDD et intérimaires -.

Dans un but solidaire, nous avons encouragé nos collaborateurs à prendre leurs congés payés et récupérations. Ma priorité reste de travailler avec mon équipe afin de mettre en place de nouveaux process pour reprendre nos activités, tout en assurant la sûreté et la sécurité de nos clients et de tous nos collaborateurs avec des mesures post-confinement strictes.

Comment envisagez-vous la situation post-coronavirus de l’économie en général et de votre activité en particulier ?

La reprise va être lente, progressive et par étapes. Il faudrait que chaque secteur prenne conscience des enjeux de ce nouveau monde afin de l’appréhender de la meilleure des façons. Nous faisons entièrement confiance au gouvernement pour prendre les mesures économiques nécessaires à la relance de la croissance au Maroc.

Pour notre profession, dans un premier temps, nous espérons que le tourisme national et le marché de l’événementiel local vont permettre à tous les acteurs de reprendre leurs activités. Dans un second temps, la réouverture des liaisons aériennes devrait donner une nouvelle dynamique à la destination. Dans son histoire Marrakech a traversé plusieurs crises mais a toujours su se relever et se sublimer dans les épreuves.

L’événementiel est un domaine en perpétuelle mutation et nous sommes prêts à affronter ces changements en garantissant la qualité de service qui a fait notre renommée. 

Lisez gratuitement Challenge en version PDF en cliquant sur le lien suivant : https://emag.challenge.ma/740/mobile/index.html 

 
Article précédent

Le vrai du faux sur le coronavirus au Maroc, ce vendredi 24 avril

Article suivant

Coronavirus : nouveau foyer découvert à Guelmim-Oued Noun