Flash-ecoSport

Can 2019 : la belle revanche de l’Égypte et la consécration du Maroc

Tous les passionnés des mots fléchés connaissent ce mot, en 2 lettres, défini comme suit: dieu égyptien. La solution c’est « Râ », nom que les riverains du Nil, au temps des Pharaons, donnaient à l’astre solaire élevé au rang de divinité.


C’est donc au pays de « Râ » que la CAN 2019 va se dérouler l’été prochain.

À l’unanimité, ou presque, à défaut d’une voix qui serait partie à l’autre prétendant, l’Égypte a été choisie par le bureau de la CAF, Confédération Africaine de Football, dont le président Ahmad Ahmad se plaît à souligner que c’est la seule institution qui organise les compétitions du continent.

Victoire totale donc de l’Égypte qui, par la même occasion, a pris une éclatante revanche sur l’Afrique du Sud qui se voit récuser par la CAF alors qu’elle se présentait comme le « sauveur » du foot africain.

Revanche, disions-nous, et pourquoi ?

Parce qu’il y a tout juste 15 ans (en 2004), l’Égypte avait été humiliée par le choix de l’Afrique du Sud comme organisatrice du Mondial 2010.

Si certains se souviennent encore que le Maroc avait fini deuxième derrière les Sud-Africains avec dix voix contre quatorze, ils ont sûrement oublié que ce jour-là, jour du vote pour le Mondial 2010, l’Égypte avait eu un zéro pointé. Oui, zéro voix, humiliation qui avait faire dire aux égyptiens, non sans humour : « Zéro voix ? C’est de la folie, la FIFA aurait pu nous donner ne serait-ce qu’une voix, pour le soleil, le ciel et l’air, là avec zéro, c’est comme s’il n’y avait rien du tout chez nous ».

Zéro voix en 2004 mais le plein mardi dernier à Dakar, et là on comprend mieux les cris de joie et l’euphorie des délégués égyptiens à l’annonce de la CAF, dont le pays a supplanté, dans les règles de l’art, les prétentieux sud-africains qui ont tendance à penser que tout leur est acquis. La nation Arc-en-Ciel tant chantée par et pour Mandela a pris un gros coup dans l’aile.

Quid de l’Égypte, aussi ? Disons que l’égo de nos copains du Nil pointe à son maximum, ces jours-ci : «Oumou-Dounia» ne se gêne plus pour souligner que c’est elle qui a organisé le plus d’éditions finales de la CAN (5) et qu’elle est aussi le pays qui a remporté le plus de trophées (7) . Et pour la énième fois, c’est un de ses joueurs qui a été élu Ballon d’or africain, il s’agit pour 2018 de Mohamed Salah (Liverpool).

Le tirage au sort de la phase finale de la CAN aura lieu le 4 avril prochain, mais dans la tête des supporters du Caire et d’ailleurs, l’Égypte se pose déjà comme le favori numéro 1 pour le sacre final.

Voyant cela, Fouzi Lekjaâ rit sous cape. Le Président de la FRMF a posé ses jalons en Afrique, et à Dakar il n’a pas caché les ambitions du Maroc pour finir sur le podium de 2019 et pourquoi pas, à la place de tête.

Le triomphe de l’Égypte à Dakar est aussi partagé avec le Maroc, reconnu comme meilleure fédération nationale africaine pour son travail de fond dans le foot africain.

Ahmad Ahmad, parlant au nom de tous, a insisté sur la coopération Sud-Sud promue par le Maroc pour le développement du foot en Afrique.

Partant de là, il était quasi normal que la FRMF et son président soient déclarés champions toutes catégories dans le classement de la CAF.

Hervé Renard a été désigné meilleur coach du continent. Ça le flatte et lui fait plaisir, mais c’est la 3ème fois qu’il connaît cet honneur.

Pour Renard, la plus douce victoire est celle qu’il a remportée sur tous les bien-pensants du public et des médias marocains qui lui reprochaient naguère, de mésestimer les footballeurs qui évoluent dans les pays du golfe.

Mais de cela, on reparlera plus tranquillement la semaine prochaine, …. Inchâa Allah. 

Challengenews
Le meilleur de la rédaction sélectionné par Challenge :
 

Article précédent

Karim Daifliame, directeur général de Point S Maroc : le challenger

Article suivant

Nasser Bourita appelle à la création d'un "G10 Méditerranée" politique