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Casablanca : Fleurette et Marjolaine renaissent de leurs cendres

Les deux immeubles datant des années 1940 et situés dans le quartier Anfa supérieur à Casablanca, ont perdu de leur charme. Un projet de réhabilitation leur a offert une seconde jeunesse.


La ville de Casablanca est connue pour être l’un des berceaux de l’architecture moderne et un unique champ d’expérimentation urbanistique. Plusieurs chefs d’œuvres ont ainsi vu le jour au début du 20ème siècle. Parmi eux, Fleurette et Marjolaine, deux bâtiments résidentiels sis à Anfa Supérieur. « Les deux immeubles étaient mal entretenus sûrement à cause des problèmes de copropriété. Les deux édifices se sont alors dégradés », résume Rachid Andaloussi, architecte en charge du projet. 

Le maître d’ouvrage décide alors de prendre les choses en main en rénovant Fleurette et Marjolaine qui font partie du patrimoine et de l’héritage architectural de Casablanca. « Le maître d’ouvrage a tenu à ce que les deux bâtiments ne soient pas démolis. Vu qu’ils sont implantés dans une position géographique de privilège, à Anfa Supérieur, et jouissant d’une vue imprenable sur la ville de Casablanca, il fallait rehausser le standing. Nous sommes donc passés de 12 petits appartements qui ont été fusionnés pour donner 4 duplex et 4 appartements de haut standing. La nouvelle architecture comprend de nouvelles installations, à l’image du jardin suspendu et des 3 piscines, le tout orné de touches des artisans marocains à travers le zellige.

« Nous sommes devant deux bâtiments qui rassemblent un certain nombre de styles. Ils sont les témoins de leur époque tout en offrant une hybridation entre le savoir-faire marocain et le style art déco. C’est ce que nous avons essayé de respecter pour garder Fleurette et Marjolaine dans leur concept initial », explique Rachid Andaloussi qui fait partie des plus grands militants pour la sauvegarde du patrimoine architectural casablancais. Pour réaliser les travaux de réhabilitation, le choix s’est porté sur les matériaux nobles que ce soit à l’intérieur des duplex et appartements ou bien dans les parties communes.

Un seul mot d’ordre : la préservation 

L’architecte, qui confie que le maître d’ouvrage a voulu que ce projet de réhabilitation soit une action citoyenne car il veut avant tout donner l’exemple, a préservé la volumétrie des deux bâtiments aux traits simples et épurés avec une écriture puisant dans un style Bauhaus hybride. Le terrain en excavation a permis un jeu de niveaux, en créant une plateforme de stationnement au rez-de-jardin surplombée par un grand jardin suspendu.

L’intérieur des bâtiments a été refait en entier, donnant lieu à 4 duplex de grand luxe et 4 appartements sur 3 niveaux. La maîtrise d’ouvrage a par ailleurs été intransigeante quant à la préservation des éléments qui forment l’identité du bâtiment. Cela s’est traduit par la porte monumentale d’entrée ornée de zellige témoignant du grand savoir-faire des Maâlems.

Les duplex sont accessibles depuis le rez-de-chaussée et s’étalent sur deux niveaux. Ils comprennent des espaces de réception au rez-de-chaussée avec des terrasses donnant sur le nouveau jardin aménagé. L’étage est composé pour sa part des espaces de nuits avec une suite parentale et deux chambres. Chaque Duplex possède un jardin privatif ainsi qu’une piscine offrant un cadre unique pour les usagers. De leur côté, les appartements du deuxième étage sont accessibles depuis la cage d’escalier aménagée à l’axe de l’entrée principale. Ils se composent de salon, cuisine et deux chambres.

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