Aménagement urbain

Casablanca relance l’extension du réseau de vidéosurveillance

A l’instar des grandes métropoles internationales, Casablanca met le turbo pour se doter d’un vaste système de vidéosurveillance alimentant la police et la Gendarmerie royale, afin de garantir une plus grande sécurisation de l’espace public et une régulation dynamique du trafic. Il faut dire qu’avec plus de 4 millions d’habitants, 10 communes rurales, 8 communes urbaines et une participation à hauteur de 20,7% au PIB du Maroc, le Grand Casablanca est sans nul doute une métropole qui n’est pas facile à gérer.

Moins de trois mois après sa nomination, le nouveau wali de Casablanca, Saïd Ahmidouch, vient de relancer l’extension du système de caméras de surveillance. Jusque-là, la ville de Casablanca est équipée de 210 caméras, installées dans le cadre d’une première phase d’un vaste programme. Mobilisant un montant global de 460 millions de dirhams financé conjointement par le ministère de l’Intérieur et la commune de Casablanca, à travers deux conventions, ce programme vise à doter la capitale économique d’un réseau de 600 caméras à la pointe de la technologie pour la gestion de la sécurité et d’un système de gestion de la circulation. Reste alors 390 caméras de surveillance à installer. C’est ainsi que Saïd Ahmidouch a amorcé la deuxième phase de ce projet.

« Cette deuxième étape du programme consiste notamment en la réalisation des études de conception puis le suivi des travaux. Parallèlement, l’appel d’offres pour choisir la maîtrise d’œuvre a été relancé fin avril 2019. Onze candidats ont manifesté leur intérêt. La remise des plis est programmée le 16 mai 2019 », souligne Bourrahim Mohamed, vice-président de la commune de Casablanca, en charge de la mobilité, qui précise que la mise en service de cette deuxième phase du projet est prévu suivant deux échéances, notamment fin 2020 et fin 2021.

Il faut souligner qu’en matière de système de vidéosurveillance alimentant la police et la Gendarmerie royale, Casablanca a accusé du retard sur les autres grandes villes marocaines, notamment Fès ou encore Marrakech. En 2013, la plus grande métropole du Royaume ne comptait que 59 caméras de surveillance.

Aujourd’hui, aux 600 caméras de vidéosurveillance (prévues par le programme), s’ajoutent celles du tramway (plus de 900 caméras). Au total, plus de 1.500 caméras seront donc placées dans des points névralgiques (sans compter les dispositifs prévus dans l’aéroport, les ports, les grandes surfaces et les banques).

« Le dispositif de système de vidéosurveillance urbain a vocation de relever les infractions de la circulation routière, enregistrer les accidents ou encore constater les bouchons. A la moindre infraction, les opérateurs alertent les équipes et motards sur place pour une intervention en temps réel », explique le vice-président de la commune de Casablanca, en charge de la mobilité.

Et d’ajouter : « Le système de gestion de la circulation consiste quant à lui à doter la ville de détecteurs intelligents qui remonteront l’état de la circulation et du trafic sur les axes et proposeront des plans de feux adaptés pour fluidifier la circulation et réduire la congestion. Ce dispositif permettra d’autant plus à l’usager, à travers des données web, de connaître l’état de la circulation en temps réel ».

 
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