Transfert d’argent

Cash Plus double son capital

Dans l’activité de transfert d’argent devenu très concurrentiel ces dernières années où il faut atteindre une taille critique pour être rentable, les acteurs du secteur font tout pour atteindre la vitesse de croisière. En effet, quelques mois après avoir dépassé la barre de 1000 points de vente, le groupe Cash Plus renforce son haut bilan. Le numéro deux du secteur de transfert d’argent au Maroc (derrière le leader incontesté Wafacash) vient de procéder à une importante recapitalisation. Cette opération qui vient hisser le capital de 20,3 millions de DH à 50 millions de DH, succède à deux autres recapitalisations intervenues entre 2014 et 2016, dont l’une à l’occasion de l’entrée dans le capital à hauteur de 49% du fonds Mediterrania Capital II (MCP).


Il faut dire que la société créée en 2004 a massivement investi au cours des deux dernières années tant dans la croissance interne et l’enrichissement de l’offre que dans la croissance externe à travers le rachat en 2015 de 100% du capital d’Eurosol, son ex-concurrent qui dispose d’un réseau de 300 points de vente et pour la prise duquel elle a dû débourser 75 millions de DH pour atteindre la taille critique. Le prochain challenge pour les actionnaires de Cash Plus est d’améliorer la rentabilité en perspective de la sortie du fonds géré par MCP programmée dans un horizon de deux ans. Une rentabilité qui peine toujours à décoller, du moins au niveau des comptes sociaux de la seule maison mère, avec une marge opérationnelle toujours inférieure à 10% (9,6% en 2015) malgré un rythme de croissance (+19% en 2014 et +15% en 2015).

Rappelons que le marché de transfert d’argent au Maroc représente plus de 50 milliards de DH, dont 70% est constitué des transferts reçus de l’étranger (lequel est principalement alimenté par les transferts des MRE vers leur pays d’origine). Dans ce dernier segment, la France, l’Espagne et l’Italie sont les trois principaux corridors avec 76% des transferts globaux de la diaspora marocaine. Depuis quelques années, la croissance des sociétés de transfert d’argent est portée essentiellement par les transferts domestiques sachant que les flux reçus de l’étranger sont en ralentissement à cause notamment de la faible reprise économique de la zone Euro (autour de 4% depuis 2012).

 
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