IT

CBI ouvre son capital à ses salariés

CBI s’achemine enfin vers une introduction en bourse dix ans après l’avoir annoncé !


En effet, l’intégrateur marocain de solutions IT vient d’ouvrir son capital à ses salariés dans le cadre d’une recapitalisation de près de 15 millions de DH (prime d’émission incluse) entièrement réservée à une vingtaine de cadres dirigeants parmi un total de presque 300 salariés. Cette opération hisse, au passage, le capital de ce partenaire de grands acteurs mondiaux de l’informatique (Cisco, Microsoft, IBM, DELL-EMC, SAP, Toshiba, Lenovo, McAfee…) de 100 à 107 millions de DH mais vient surtout valoriser les fonds propres de l’entreprise à plus de 220 millions de DH (malgré une décote au bénéfice des nouveaux actionnaires salariés).

Selon certains observateurs du secteur IT marocain, CBI, qui avait freiné net son projet d’aller en bourse au début de la décennie actuelle à cause d’une conjoncture boursière morose, serait en train de remettre ce projet sur rails. La première étape aurait été le bain de jouvence offert il y a moins de deux ans au niveau de son identité visuelle et de son site Internet. Quant au pas actuellement franchi de mettre en place un système d’actionnariat salarié assez large, il serait une antichambre pour une cotation à la place casablancaise qui apporterait de la liquidité aussi bien aux fondateurs (menés par la famille Benjelloun) qu’aux salariés qui ont investi leur épargne dans le capital de leur employeur. Pour l’instant rien ne filtre sur une telle opération mais le moment semble assez opportun pour les actionnaires au regard de la forte croissance réalisée par la société au cours des dernières années, ce qui devrait propulser le chiffre d’affaires 2018 aux alentours des 500 millions de DH (contre à peine un peu plus de 300 millions de DH en 2014). Et ce d’autant plus que la stratégie d’implantation de CBI dans d’autres pays africains s’avère assez prometteuse jusqu’à présent avec des filiales déjà ouvertes au Sénégal et en Côte d’Ivoire, et une autre en cours de mise en place au Gabon pour être une plateforme régionale couvrant le Cameroun, le Congo Brazzaville et le Centrafrique.

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