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CDS : un exercice sous le signe des relations Maroc-Espagne

Pour son assemblée générale élective, le Conseil du développement et de la solidarité (CDS) a dressé son bilan d’activité. Invité d’honneur pour cette Assemblée Ordinaire, Ricardo Diez-Hochleitner Rodriguez, Ambassadeur d’Espagne au Maroc a été l’invité d’honneur qui appelle à une « proximité fraternelle ». par Noréddine El Abbassi


Le Conseil du développement et de la solidarité (CDS) a tenu son assemblée générale élective le 25 mai dernier. Présidée par Mohamed Benamour et comptant de grands noms des affaires et de la politique, l’association a présenté son rapport moral et financier. L’occasion pour le CDS de faire un bilan et de recevoir l’Ambassadeur d’Espagne au Maroc, Ricardo Diez-Hochleitner Rodriguez. Ce dernier est sans doute le diplomate le plus actif depuis son entrée en fonction dans le Royaume. On le voit sur tous les fronts, cette fois pour adresser un message de fraternité, rappelant les liens historiques entre les deux pays, plus proches même que ceux avec l’Amérique latine et ses cinq siècles de présence espagnole, lorsqu’il y a eu huit siècles de présence musulmane : «nous avons des liens de sang», explique son Excellence en rappelant les liens privilégiés entre les familles Royales marocaines et espagnoles. Un chiffre pour résumer les liens entre les deux pays : 970.000 Marocains régularisés dans le pays, lorsque 150.000 sont naturalisés espagnols. De quoi signifier les liens étroits entre les deux pays. Dans l’assemblée du CDS, on se demande même si l’Ambassadeur ne va pas plus vite que son Ministère de tutelle. Signe des temps, il a affirmé l’importance du Maroc comme porte vers l’Afrique et comme hub pour les exportations européennes vers le continent. Reste que l’Espagne profite de l’expertise du Maroc en matière sécuritaire, qui permet au Royaume voisin de garantir sa sécurité intérieure.
Bilan d’étape sous le signe des relations diplomatiques
En matière de bilan, Abdellatif Bel Madani a pu revenir sur le contexte, rappelant que le Maroc bénéficie toujours de sa stabilité intérieure. «Incontestablement, nombre d’indicateurs économiques et, osons le dire, sociaux, sont au feu vert et font du Maroc, souvent, le premier en Afrique du Nord et dans le peloton de tête du continent ». Admettant au passage que si 33.000 emplois ont été créés, « les politiques sectorielles volontaristes devront faire l’objet d’une véritable révolution en matière d’amélioration de la compétitivité nationale». En matière de banque, 2015 aura permis de reconstituer les réserves de changes, les portant à sept mois d’importations et de mettre fin au contexte de sous liquidités des banques, d’où la baisse des taux d’intérêt de Bank Al Maghrib. Mustapha Mellouk pour sa part, a présenté le rapport moral du CDS pour l’exercice 2014/2015. Rappelant que pendant l’année, l’association a reçu Khalid Safir, Wali de la région Casablanca Settat, Frderica Guidi, Ministre italienne du développement économique et My Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique. La visite de Luc Chatel, ancien ministre français de l’éducation nationale a été évoquée, ainsi que sa réflexion sur la société de la connaissance dans le monde du « tout numérique », et le passage du cap difficile entre la France et le Maroc. «La meilleure réponse du Maroc, en interne, est de restaurer les équilibres macroéconomiques, de poursuivre la convergence normative de notre système financier et renforcer sa résilience aux chocs exogènes», a recommandé Tawfik Mouline lors de sa présentation du 21 mai 2015, rappelle Mellouk. Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l’Union pour la méditerranée, Hakima El Haité, ministre chargée de l’Environnement. Abdelaziz Ramdani, pour sa part a présenté le rapport financier du CDS, chapitre clos sur une année « riche » en réflexions sociétales et diplomatique.

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