Les chroniques de Jamal Berraoui

Ce que le jour doit à la nuit*

Nous finirons par sortir du confinement, c’est une certitude. La séquence est mal gérée, surtout sur le plan de la communication mais on arrive au bout. Cette crise est une horreur, mais elle a fait émerger des choses positives sur lesquelles, nous pouvons bâtir, retrouver des jours heureux.


La solidarité qu’elle soit au travers de l’action publique, de celles des ONG, ou de simples citoyens a été magnifique. Que des ultras du Wydad mettent en place une application se proposant pour faire les courses des personnes à risque est sidérant de générosité. Soit dit en passant cela dément les préjugés sur les footeux, dont je suis et je le dis avec fierté. La valeur solidarité sera essentielle pour affronter le mur de la crise économique.

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L’Etat reconnaît que le nombre de marocains dans le besoin dépasse les 10 millions. L’idée de l’aide directe n’est plus un slogan de « gauchistes », celle d’un revenu minimum universel fait son chemin. Nous changeons de paradigme. Ce qui était difficilement envisageable il y a quelques mois, devient presque des évidences. Les dogmes de la rigueur budgétaire ont sauté. Cela ne signifie pas que cela sera l’open-bar permanent, mais nous pourrons et enfin débattre du déficit budgétaire finançable et non pas d’un seuil arbitraire, fixé par Kohl et Mitterrand lors d’un dîner.

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Le Covid-19 est une vraie saloperie. Mais sachons tirer les bonnes leçons de la crise, pour être plus résilients à la prochaine épreuve, en relevant le défi de la cohésion sociale et celui du développement durable.

*(Titre emprunté à l’écrivain Yasmina Khadra)

 
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