Agro-Industrie

Céréales, aliments de bétail… : un « léger » mouvement de concentration !


Deux grands groupes industriels semblent être aux aguets pour saisir toute opportunité. La stratégie adoptée : s’agrandir en rachetant d’autres opérateurs. 

Tria, Dari, Dalia, Maymouna, Fandy, M’zya, Kayna, Anbar, Itqan… Autant de marques qui se partagent un marché fort stratégique et concurrentiel. Ce n’est pas pour rien que les opérateurs mobilisent d’importantes enveloppes d’investissement pour maintenir ou augmenter leurs parts de marchés. Dari Couspate, par exemple, a prévu de déployer 40 millions de dirhams pour étendre sa capacité de production et la porter à 70.000 tonnes/an. Dalia Corp quant à elle se prépare à inaugurer prochainement sa nouvelle plateforme de stockage qui a nécessité un investissement de 110 millions de dirhams. Fandy, appartenant au groupe Boutgueray se préparerait également à lancer également une importante stratégie qui lui permettrait de grignoter de nouvelles parts de marchés. La guerre est à son comble entre la dizaine d’opérateurs. Par ailleurs, le secteur semble être ces derniers temps sujet à des rumeurs «d’un vent de changement imminent». Des mouvements de rachats et concentration ne seraient pas à exclure. «Les entreprises du secteur sont presque toutes des entreprises familiales qui vivent actuellement un transfert d’une génération à une autre», explique un professionnel. Il ajoute que ce transfert ne se passe pas toujours dans les meilleures conditions. «Une entreprise qui occupe une place importante sur le marché vit quelques problèmes d’actionnariat qui a poussé un des actionnaires à vendre ses parts», confie notre source.  En effet, ce dernier, qui détiendrait 40% de ladite société, a tenté de vendre ses parts mais n’a pas pour l’heure trouvé preneur. La raison, selon notre source, serait qu’aucun opérateur n’a pu s’aventurer à racheter ces parts et mettre les pieds dans des querelles de familles. D’autres informations relayées par la presse selon lesquelles la famille Jamaleddine, détentrice de la marque Tria serait en négociation avec des repreneurs, ont fait réagir le top management du numéro 2 du secteur (voir encadré) qui a démenti l’information en précisant «que le groupe Tria n’a pas été vendu et n’est pas à vendre». En sondant le marché discrètement, certaines langues se délient et avancent que rien n’est exclu. Quand les uns chercheraient à vendre, d’autres opérateurs seraient à l’affût de toute bonne opportunité à saisir. 

Les professionnels avancent que deux importants groupes cherchent à s’agrandir en rachetant d’autres opérateurs. L’un d’eux serait selon nos informations le groupe Boutgueray qui, depuis le rachat de Fandy ne cesse de monter en flèche et couve de grandes ambitions dans le secteur. L’autre groupe appartiendrait à un investisseur qui, selon les professionnels, était inconnu au bataillon il y a une dizaine d’années et qui s’est construit très vite une réputation et semble disposer aujourd’hui d’une forte capacité financière. 

Des entreprises changeront-elles de main prochainement ? L’avenir nous le dira! 

Challengenews
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