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C’est parti pour la première phase du mégaprojet Gas to Power

L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) met le pied à l’étrier en lançant la manifestation d’intérêt en rapport au complexe gazier de Jorf El Asfar.


Le Maroc poursuit sa lancée relative au projet gazier « Gas to power » de Jorf El Asfar. Le top départ a été donné pour la première phase. En effet, l’ONEE vient de lancer le tant attendu appel à manifestation d’intérêt. Il cible les sociétés qui opèrent dans le développement et la construction des terminaux de regazéification et de stockage du GNL, des gazoducs de transport du Gaz naturel et des centrales à cycles combinés pour la production de l’électricité. Ces sociétés auront pour missions le développement, la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance du projet. L’appel à manifestation d’intérêt invite ces sociétés «à exprimer leur intérêt et à confirmer leurs intentions et capacités à développer le projet» par le dépôt d’un dossier d’expression d’intérêt à l’ONEE au plus tard le vendredi 25 mars 2016, date également de l’ouverture des plis.

Le projet se compose de 5 infrastructures clés pour un investissement estimé à 4,6 milliards de dollars, 2,4 milliards pour les infrastructures gazières et 2,2 milliards destinés aux infrastructures électriques. Objectif ? Garantir l’accès au Gaz Naturel au meilleur prix pour les consommateurs marocains, mais aussi favoriser l’attractivité du secteur pour les investisseurs privés Marocains et internationaux.

Une jetée maritime sera réalisée pour un investissement de 600 millions de dollars. Egalement, un terminal de regazéification du GNL, dont la durée de construction prévisionnelle est de 48 mois, nécessite 800 millions de dollars. S’y ajoutent quatre centrales à cycles combinés fonctionnant au gaz naturel d’une puissance globale de 2400 MW et qui seront alimentées d’un même terminal GNL. Des bretelles de raccordement pour les centrales à cycles combinés et un gazoduc de transport d’une longueur de 400 km pour relier le terminal GNL au gazoduc Maghreb-Europe, en passant par Mohammedia, Kénitra et Dhar Eddoum (situé à 120 km au sud de Tanger) seront installés pour un investissement de 600 millions de dollars. Par ailleurs, les chantiers démarrent aussi à TangerMed vu que TangerMed 2 accueillera une plateforme d’importation de GNL.
Pour rappel, le gouvernement avait pris contact avec différents pays fournisseurs de Gaz Naturel liquéfié en septembre dernier. L’année 2016 sera ainsi consacrée notamment aux négociations pour conclure des contrats de fourniture de GNL. Le Qatar, la Russie et les États-Unis figurent dans la première liste.

 
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