Patronat

Chakib Alj et Mehdi Tazi prennent les commandes de la CGEM

Chakib Alj et Mehdi Tazi sont désormais aux commandes de la confédération patronale. Compétitivité des entreprises, financement des PME, emploi, nouveau modèle de développement, export… ils ont du pain sur la planche.


Chakib Alj et Mehdi Tazi prennent les rênes de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Ils ont été élus lors de l’Assemblée générale ordinaire élective tenue le 22 janvier à Casablanca, en obtenant 4.112 des 4.275 voix exprimées, soit 96,18%. Ils ont désormais pour mission de poursuivre les grands chantiers stratégiques du patronat. Une mission que le président Chakib Alj et son vice-président général Mehdi Tazi prennent à bras-le-corps. Le nouveau patron des patrons a fait remarquer dans sa première déclaration que cette élection donne à son bureau toute la légitimité nécessaire pour mener à bien le programme présenté aux différents membres lors de la campagne électorale.

« Nous allons défendre notre économie avec toute la force et l’énergie possible. Nous avons d’importants défis à adresser, notamment le financement des TPME, la compétitivité des industries, la formation professionnelle… Il y a beaucoup de chantiers et nous nous mettons au travail dès demain. Nous devons redonner confiance aux entreprises pour démarrer une nouvelle ère de développement, sortir de cette spirale négative et aller vers une nouvelle vision », a assuré Chakib Alj, président élu de la CGEM.

Lire aussi: CGEM : Le futur patron fait le point sur son programme

« Le Maroc se trouve aujourd’hui face à des enjeux critiques et traverse une phase importante de son développement économique et social. Sa Majesté le Roi, que Dieu l’Assiste, a interpellé les forces vives de notre pays en leur demandant de réfléchir, à travers la commission nationale pour le nouveau modèle de développement. La CGEM a les moyens et se doit d’être le fer de lance de cette évolution vers ce nouveau modèle de développement », a-t-il poursuivi.

Pour sa part, Mehdi Tazi a renchéri en soulignant qu’une attention particulière sera donnée aux petites et moyennes entreprises du royaume. « Nous voulons que la CGEM œuvre pour la bonne santé et la croissance responsable de nos entreprises, qui doivent retrouver leur rôle de locomotive de développement socio-économique de notre pays. Des entreprises prospères, c’est la garantie de création d’emplois, et c’est la garantie du succès de tous, entreprises, Etat et citoyens », a-t-il déclaré. Force est de souligner que l’Assemblée générale ordinaire élective a été marquée par une forte participation des chefs d’entreprises. Pour rappel, le programme du duo de choc qui vient de prendre les commandes de l’organisation patronale est basé sur quatre axes.

En premier lieu, il s’agit de lever les contraintes qui pèsent sur les entreprises et ce, à travers plusieurs actions qui seront menées. Deuxièmement, il sera question de l’ouverture de nouveaux marchés aux entreprises. Plusieurs mesures sont prévues à ce niveau également. Le troisième bloc du programme porte sur la compétitivité des entreprises. Sur ce point, le nouveau bureau va déployer plusieurs actions qui permettront de booster la compétitivité des entreprises (alignement de la réglementation du travail avec les besoins de flexibilité des entreprises, mise en œuvre du contrat social avec les partenaires syndicaux, fiscalité, digitalisation…).

Et le dernier axe concerne l’amélioration de l’efficacité de la CGEM dans ses deux rôles principaux : celui de défendre les intérêts du secteur privé et celui de rendre des services pertinents à ses membres. Par ailleurs, Mohamed Bachiri, désigné président de la CGEM par intérim en octobre dernier pour conduire la période transitoire, à la suite de la démission de Salaheddine Mezouar, a félicité le nouveau bureau élu.

Notons que la CGEM compte 5.268 membres directs (à fin 2019) et 100.000 membres indirects (composés de ceux qui paient leurs cotisations via les fédérations membres de la CGEM). Ensemble, toutes ces entreprises représentent 55% du PIB. Pour rappel, le binôme Chakib Alj et Mehdi Tazi était le seul en lice pour cette élection.

Challengenews
Le meilleur de Challenge sélectionné par la rédaction :
 

Article précédent

Tanger Med : solutions dématérialisées pour l’export agroalimentaire

Article suivant

Walid Regragui quitte le FUS pour rejoindre Al-Duhail