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Comment Care International Maroc combat la pauvreté

Lancée il y a dix ans, Care International Maroc a fait de la lutte contre la pauvreté son combat quotidien. Autonomisation des femmes, soutien aux individus et aux familles des communautés les plus démunies en contribuant à leur égalité des chances, autant de domaines où s’active cette ONG locale à travers le Royaume. Et les résultats sont probants.


Dix ans, ça se fête ! Si Care International Maroc a tenu à célébrer l’événement, c’était aussi une occasion pour elle de mettre la lumière sur une décennie de lutte contre la pauvreté. Il faut dire que depuis sa création, l’ONG locale a initié plusieurs actions, à travers un partenariat entre l’Etat, les collectivités locales et les organismes internationaux. Objectif : réduire les inégalités au Maroc en transformant durablement le mode de vie des populations ciblées. Depuis lors, son domaine de prédilection tourne autour de l’autonomisation des femmes à travers l’entrepreneuriat durable, un projet qui a commencé le 14 mai 2018 dans la région de Marrakech et Safi, avec un budget de 5.770.791 de dolars financé par Global Affairs Canada. A travers ce projet, l’ONG vise, d’ici 2023, à renforcer 40 coopératives féminines dans leur croissance et soutenir 1.440 femmes inactives à démarrer une activité économique, suivre des programmes d’alphabétisation, et sortir ainsi de la pauvreté.

La Fondation Société générale soutient pour sa part aussi Care Maroc depuis 2009, en assurant la formation des villageois sur le système bancaire et épargne, qui vise à aider 2.000 personnes et créer 300 coopératives dans la région orientale Fès, Khénifra et Beni Mellal. En outre, d’autres actions ont été financées par Attijariwafa bank pendant 4 ans dans la région de Sidi Moumen, qui permet de déployer plusieurs activités de soutien aidant à l’intégration du préscolaire.

Videorama vend « Fort Boyard » en Afrique subsaharienne pour soutenir Care Maroc

Care International Maroc continue d’avoir le soutien des entreprises. L’une des dernières en date, est la société Videorama. Celle-ci, dirigée par Ahmed Belghiti, s’est engagée à commercialiser, en septembre prochain, le concept de l’émission Fort Boyard dans 24 pays d’Afrique subsaharienne. Les équipes vont porter haut les couleurs de Care International Maroc afin de recueillir plus d’argent pour aider l’ONG dans ses futurs projets.
A l’instar d’Ahmed Belghiti, Ouadih Dadda, auteur et journaliste, a lancé également une activité pour faire connaître l’association dans le monde du digital sous le thème « Je cours pour Care ». « J’ai lancé depuis un an et demi cette opération où je cours 100 km par mois pour l’association et je publie ça sur les réseaux sociaux pour en faire parler et pour mobiliser des dons », explique-t-il.

CARE voit dans cette initiative une réelle opportunité de renforcer les capacités des acteurs locaux, de contribuer aux politiques de développement du pays où les inégalités restent encore très fortes, notamment entre les milieux urbain et rural. Elle intervient principalement dans les domaines suivants : l’accès aux services de base pour tous (eau, éducation, information, opportunités économiques), la promotion des activités génératrices de revenus et l’aide aux personnes les plus vulnérables. Une attention particulière est portée à l’enfance et aux populations des zones périurbaines et rurales défavorisées.

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