Santé

Confinement : n’ayez pas peur

Plus le confinement dure, plus la lassitude s’installe, plus la sinistrose s’installe. Il faut sortir de ce cercle vicieux parce que fatalement cette tragédie aura une fin. On ne sait pas quand, mais on sait qu’elle aura lieu. La science nous dit que 95 % des humains n’ont rien à craindre de ce virus et seule une infime minorité en court un risque létal.


Devant cette vérité scientifique, la panique collective paraît vraiment surjouée. Le confinement n’est pas un bonheur absolu, on en convient facilement, mais c’est le seul moyen de sauver les hôpitaux d’un débordement qui signifie l’hécatombe. Il faut le rappeler, le marteler, le confinement n’est pas un remède contre le virus, c’est un moyen de combler les insuffisances des structures sanitaires.

Pour éviter la peur, il y a un moyen. C’est celui de s’appuyer sur la connaissance humaine. L’histoire nous apprend qu’après chaque pandémie d’importance, comme celle que nous vivons, l’humanité a su retrouver rapidement sa vitalité, sa créativité et ouvrir une page nouvelle pleine de réalisations.

Il ne faut surtout pas réfléchir en individu, mais en humain, membre d’une collectivité de 7 milliards de personnes, qui est assurée de gagner cette guerre.

Bien évidemment que cette communauté aura d’autres problèmes à résoudre à la sortie du confinement. Il faudra un douloureux effort pour retrouver le chemin de la croissance et encore faut-il savoir laquelle. La question de l’environnement sera centrale. Des idées qui paraissaient farfelues comme le revenu universel, le partage du travail, s’imposeront peut-être comme issues.

Rien, absolument rien ne prédétermine l’avenir. Celui-ci sera ce que nous en feront collectivement, peut-être, probablement même, à l’issu de conflits sociaux, mais le pire n’est pas sûr, le meilleur non plus, malheureusement.

N’ayez pas peur, la majorité d’entre nous survivra et pourra rebâtir rapidement. N’ayez pas peur, des mois de confinement ne sont qu’Epsilon à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Après les rires des enfants, la beauté des femmes, la musicalité des vagues, les odeurs des forêts, celles que nous n’avons pas massacrées, nous rappellerons à la vie, à la Dolce-Vita, soyons-en dignes.

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