L'éditoOpinions

Consensus à trouver


“Le patriotisme économique », voilà un slogan ressurgi des temps révolus après des décennies de libéralisme, de mondialisation qu’on nous annonçait heureuse. Au Maroc, il est urgent qu’on le reprenne, qu’on l’applique. Nos déficits structurels sont inquiétants. Nos grandes entreprises préfèrent se fournir à l’étranger, parfois pour des différences minimes, privant des PME marocaines d’un courant d’affaires. Le constat est simple, la balance des paiements, les réserves de changes ont atteint un niveau critique. L’économie du pays est à nouveau face à des risques majeurs. Le patriotisme voudrait que consommateurs et entreprises ne se tournent vers l’étranger que si le local ne répond pas à leurs besoins. Le Maroc étant lié par des accords de libre-échange, c’est à la société d’agir en ce sens, pour défendre les emplois et la croissance.

La récupération de la TVA auprès du Trésor pose toujours problème, malgré les engagements du gouvernement. Techniquement, ces engagements sont difficiles à tenir, nous dit-on. Or, il y a une grande injustice. Des entreprises payent des intérêts de retard sur les autres impôts alors qu’elles ont un crédit TVA auprès du Trésor. La CGEM a raison quand elle réclame un équilibre entre le fisc et les contribuables. Il faudra en faire un sujet central lors des assises de la fiscalité. Cela concerne le crédit TVA, mais aussi les contrôles et les taxations d’office. Selon des études sérieuses, le retard de restitution de la TVA, en créant des tensions de trésorerie met en péril des dizaines d’entreprises.

Les banques marocaines, en particulier les deux plus grandes, ont réussi une belle percée en Afrique. C’est une excellente nouvelle pour l’économie nationale. C’est Mustapha Terrab, PDG de l’OCP, qui le martèle chaque fois qu’il s’exprime sur le sujet « l’Afrique a un potentiel de croissance extraordinaire ». La présence de banques nationales dans les pays subsahariens devrait faciliter, accompagner, l’afflux des entreprises nationales sur ces marchés hautement porteurs. Nos entrepreneurs se doivent de sortir des sentiers battus et de rechercher des marchés en dehors de l’Union Européenne dont la crise est devenue structurelle.

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