L'édito

Continuité [par Jamal Berraoui]

Le Prince héritier Moulay El Hassan fête ses dix-huit ans. Notre groupe s’associe à l’ensemble du peuple marocain pour lui souhaiter un bon anniversaire. C’est aussi l’occasion de comprendre ce que la monarchie offre en termes de stabilité.


La primogéniture évite toute secousse, mais elle permet aussi la formation spécifique de celui qui devra un jour assumer les plus hautes charges. Il y a le côté académique bien sûr dans un environnement d’excellence, d’exigence, mais le plus important est sans doute l’apprentissage, au quotidien, auprès du Roi. Il apprend les arcanes de l’Etat, les relations internationales et la profondeur des liens entre l’institution monarchique et le peuple marocain. Cet apprentissage est l’un des fondements de la continuité marocaine dans ce qu’elle a de plus rassurant. Ancrée dans l’histoire, la monarchie évolue avec son temps et permet de répondre aux défis avec une vision renouvelée mais sans rupture ni reniement.

Le chantier de la protection sociale imposé par le Roi, est en marche. Il est structurant parce que la lutte contre la précarité devient systémique. C’est l’un des moyens les plus justes de partager la valeur. C’est cet effort qui renforcera la solidarité, socle de toute stabilité politique. Maintenant, c’est au tour des entrepreneurs de comprendre l’importance de cette approche pour le pays, mais aussi pour la marche de leurs propres affaires. Les entreprises qui partagent la valeur dégagée entre le capital et le travail sont celles qui ont la meilleure productivité, ce qui est un gage de réussite face à la concurrence. Ce travail culturel doit être engagé pour pacifier les relations sociales, permettre l’émergence économique, en solidifiant le marché intérieur.

Plusieurs universités se sont distinguées par la créativité de leurs étudiants, surtout en réponse au Covid-19, mais pas uniquement. Cette bonne nouvelle demande confirmation. Il faudrait généraliser cet élan et l’approfondir. Cela ne peut se faire que par un financement conséquent de la recherche scientifique. Partout où cela fonctionne, public, privé et société civile participent au financement de la recherche, qu’elle soit fondamentale ou opérationnelle. Ne pas relâcher l’effort, pérenniser les acquis, c’est cela qui constitue la démarche cumulative qu’on nomme le développement.

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