Pandémie

Coronavirus. Voici les résultats de la plus grande étude sur la sécurité du vaccin Pfizer

Une nouvelle étude de grande envergure a été récemment réalisée par le Clalit Research Institute en Israël, en collaboration avec l’université d’Harvard (USA) sur la sécurité du vaccin Pfizer. Les détails.


Le Clalit Research Institute en Israël, en collaboration avec l’université d’Harvard (USA),  vient de livrer les conclusions d’une étude d’envergure sur la sécurité du vaccin Pfizer. Cette nouvelle étude (qualifiée de plus grande étude sur ce vaccin par les deux parties) a en effet porté sur l’analyse de l’une des bases de données médicales les plus fournies du pays dans le but de réexaminer la sécurité du vaccin produit par le géant américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech.

Les auteurs indiquent que les essais cliniques de phase 3 sont soumis à des règles strictes et que les cohortes de volontaires ne sont pas toujours représentatives de la population naturelle. Ils ajoutent qu’ils « sont limités par la taille et ne sont pas assez puissants pour mettre en lumière certains effets secondaires très rares ou propres à une catégorie d’âge ».

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Force est de préciser que ce sont 1,7 million de données médicales anonymes, collectées par le Clalit Health Service, le principal organisme de santé d’Israël, qui ont été étudiées pour estimer le risque relatif d’apparition d’un événement secondaire suite à la vaccination dans une population naturelle. L’étude se focalise donc sur les effets secondaires post-vaccinaux à moyen terme.

De même, les réactions directement liées à l’injection du vaccin, comme la fièvre, les douleurs musculaires et les érythèmes n’ont pas été suivies, tout comme les effets à long terme. « Les scientifiques ont procédé comme suit. Chacune des 884.828 personnes vaccinées s’est vue attribuer un  match, une personne non vaccinée au profil socio-démographique équivalent. Chaque duo a été suivi pendant 42 jours. Si une personne reçoit le vaccin durant le suivi, elle passe dans le groupe vaccinal et on lui attribue un nouveau match », explique l’étude.

« Leurs résultats indiquent que la vaccination est liée à un risque accru de myocardite (2,7 cas pour 100.000 vaccinés), d’appendicite (5,0 cas pour 100.000 vaccinés), d’une résurgence du virus de l’herpès (15,8 cas pour 100.000 vaccinés) et de lymphadénopathie, ou plus simplement des ganglions lymphatiques gonflés (78,4 cas pour 100.000 vaccinés) », indique-t-on.

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Le Clalit Research Institute fait aussi remarquer que la vaccination et ses risques associés sont à mettre en parallèle avec cette période pandémique où le risque d’être infecté par le SARS-CoV-2 est important. L’institut a ainsi comparé le risque relatif d’apparition des mêmes effets secondaires entre des personnes infectées par le SARS-CoV-2 et des personnes non infectées. On apprend alors qu’il apparaît que parmi les effets secondaires du vaccin Pfizer, seul le risque relatif de myocardite est plus important chez les infectés, 11 cas pour 100.000. Les auteurs de l’étude remarquent que la Covid-19 ne semble pas augmenter le risque d’appendicite, de résurgence du virus de l’herpès ou de lymphadénopathie.

Cependant, ils constatent que le virus augmente significativement le risque d’autres conditions que la vaccination ne déclenche pas et qui sont bien plus sévères. Il s’agit par exemple de l’arythmie cardiaque, les thromboses veineuses profondes, les embolies pulmonaires ou des lésions rénales. « Si le vaccin augmente bien l’incidence de certains effets secondaires, ils sont pour la plupart modérés, en dehors de la myocardite qui peut représenter un risque réel pour la santé. Ce problème est le plus fréquent chez les hommes jeunes, une population pour laquelle le pronostic est bon », concluent les auteurs de l’étude.

 
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