Pandémie

COV19, cet enfant de la mondialisation

COV19 est certainement un appel urgent à la conscience humaine, une invitation à revoir le mode de vie adopté et généralisé par les humains sur cette planète qui souffre de nos actes.


Au cours du siècle précédent, deux grandes guerres ont ravagé le monde, en plus des guerres coloniales qui ont pris la relève, traduisant l’extrême rapacité humaine, conséquence surtout de l’extrême égoïsme et des préjugés alimentant aveuglement et haine.

Alors, pour éviter ces guerres qui se traduisent par des destructions et des massacres massifs, et garantir la paix, les « vainqueurs » ont essayé de mettre en place un cadre institutionnel international. C’est la naissance de l’ONU. Aujourd’hui, plus que jamais, le moment est venu de faire le bilan de cette organisation internationale. Un virus nommé COV19 est venu nous rappeler cette urgence.

Enfant de la mondialisation actuelle, ce virus peut être perçu comme une sonnette d’alarme. Car cette mondialisation en cours a été et est celle des capitaux, des multinationales, de la logique marchande, au détriment de la fraternité et de la solidarité entre les humains. Cette mondialisation est actuellement celle des déforestations, de la pollution de l’air et des eaux, de la disparition de milliers d’espèces animales et végétales, du réchauffement climatique, bref d’une autodestruction systématique et aveugle.

Quel « héritage » laisserons-nous aux futures générations ? Si elles arrivent à survivre dans les milieux naturels dévastés que nous leur laisserons.

Il ne s’agit nullement d’imaginer des scénarios catastrophistes ou de « pleurnicher » sur notre sort commun. Les prémices sont déjà là. Une évaluation collective, objective et sincère des 75 ans de l’ONU permettra aux Etats de dresser un constat d’échec et de prendre conscience de la nécessité et de l’urgence d’agir collectivement, pour sauver ce qui reste à sauver. Il n’est plus seulement question d’éviter les guerres, c’est-à-dire des actes de violence destructrice et massive entre humains. Pour tous les Etats, et surtout les « grandes puissances », l’heure est venue pour remettre en cause les rapports qu’entretiennent les humains avec l’ensemble de la nature. Rapports essentiellement destructifs où l’être humain, à défaut de changement radical, ne sera que son propre fossoyeur.

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